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Communales 2018: les bourgmestres et échevins sortants ont-ils droit à une indemnité?

Les nouvelles majorités entreront théoriquement en fonction la semaine du 3 décembre. Mais il reste quelques questions...

Chef du service Politique Temps de lecture: 1 min

Il y a les heureux élus, puis il y a les autres, ceux qui après avoir dirigé la commune, doivent quitter leurs fonctions.

Contrairement aux parlements, où les députés malheureux ont droit, en principe, à une indemnité de sortie, les bourgmestres et échevins sortants tirent leur révérence sans compensation. S’ils avaient quitté leur emploi et ne peuvent le retrouver après leur mandat, ils ont droit aux allocations sociales puisqu’ils ont payé des cotisations quand ils exerçaient des responsabilités.

Quand mon bourgmestre sera-t-il en place ? Comment sont choisis les échevins ? L’après élections communales en cinq questions

 

Bruxelles: pas de parachute, mais le chômage

Licenciés par la voix des urnes, plusieurs élus locaux sont désormais confrontés à une période d’instabilité, à un changement de cap, au passage de la fonction publique au secteur privé. Sans autres revenus, ils ne reçoivent aucune indemnité mais ont droit au chômage

Temps de lecture: 2 min

Leur préavis est très court : du soir du scrutin du 14 octobre à l’entrée en fonction du nouveau conseil communal le 3 décembre. Les bourgmestres et échevins qui ont perdu leur mandat local suite à une redistribution des cartes électorales n’ont droit à aucune indemnité de sortie. Contrairement aux fameux « parachutes dorés » accordés aux députés régionaux et nationaux. Et si certains élus communaux avaient conservé d’autres mandats d’administrateurs, par exemple, voire leur profession, d’autres se retrouvent tout simplement sans rien.

Investis à 100 % dans leur tâche politique, parfois totalement déconnectés des réalités du marché de l’emploi après des années passées dans la fonction publique, ils se retrouvent désormais face à une grande inconnue, un avenir flou. Avec un emploi du temps tout à coup très léger. Sans plan B, sans proposition et surtout sans revenus.

« On aurait pu prévoir des choses via le parti ou les institutions pour aider ceux qui n’ont rien, remarque Ahmed Ouartassi, futur ex-échevin socialiste à Forest, histoire de réparer cette « injustice par rapport aux autres mandataires. Mais la vie continue… ».

La seule issue qui leur reste, comme pour le citoyen lambda, c’est leur droit au chômage. Même s’il n’existe aucune disposition spécifique les concernant, explique Hélène Jacques, chargée de communication auprès de l’Onem. « Pour pouvoir bénéficier des allocations de chômage, l’ex-mandataire politique local doit donc, à l’instar de tout travailleur, justifier d’un certain nombre de journées de travail salarié ou de journées assimilées au cours d’une période de référence qui précède immédiatement la demande d’allocations, précise-t-elle. Il doit, par ailleurs, être privé de travail et de rémunération ».

A lire aussi sur le Soir Plus :

La déclaration de Monique Cassart

Les propos d’Ahmed Ouartassi

L’interview de Geoffroy Coomans

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