Polémique autour de la détention d’un singe à Tournai (vidéo)

Capture d’écran ©RTL-TVI
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C’est l’imbroglio concernant la détention d’un singe macaque par un couple de Tournaisiens. D’une part GAIA et le ministre Di Antonio veulent faire saisir l’animal, d’autre part «L’Unité du bien-être animal», la justice et les propriétaires refusent cette mesure.

La polémique qui tourne autour de ce singe a été évoquée par le groupe Sud Presse dans son édition de mercredi. Zelda est une femelle macaque de Barbarie née à Gibraltar. Ce singe magot a été acheté il y a 17 ans par un couple de Tournaisiens dans une animalerie de Dunkerque (F). En bonne et due forme, l’achat a été opéré bien avant l’adoption du code wallon du bien-être animal qui date de 2012.

Plainte déposée en 2016

Depuis 17 ans, Zelda vit seule chez ses propriétaires dans un garage du quartier St-Piat à Tournai. L’animal dispose de deux grands enclos, l’un à l’intérieur de l’habitation, l’autre donnant sur le jardin. Estimant que l’animal n’était pas bien traité, une dame qui avait aperçu la guenon enfermée dans le garage de l’habitation déposait, fin 2016, une plainte auprès de l’association «Animaux en péril».

En Belgique, la détention de certaines espèces d’animaux sauvages est interdite par la loi depuis 2009. «Cependant, les personnes qui possédaient déjà un animal sauvage avant l’entrée en application de cette loi ont l’autorisation de le garder, à condition que les conditions de détention soient conformes aux besoins de l’animal Malgré les conditions de vie misérables pour un tel animal, les services compétents n’ont rien fait pour sortir Zelda de sa prison», indique Michel Vandenbosch, le président de GAIA.

Celui-ci pointe du doigt l’UBEA, l’unité du bien-être animal. Informé en janvier 2017 de cette situation par «Animaux en péril» et par la «Ville de Tournai», le service d’inspection wallon chargé des contrôles et des saisies a opéré deux contrôles, l’un en mai 2017, l’autre en mai 2018. Selon ce service, le singe serait en bonne santé et les conditions de détention respecteraient les normes.

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