Communales 2018: le CDH dénonce une «coalition Publifin, de perdants» à Liège

Willy Demeyer sera encore le bourgmestre de Liège. ©Le Soir
Willy Demeyer sera encore le bourgmestre de Liège. ©Le Soir

Les rencontres initiées par le PS en vue de constituer la future majorité communale n’ont été qu’une mascarade, selon le CDH. Il n’y a pas eu de véritables négociations, a déclaré vendredi Carine Clotuche, qui menait la liste CDH à Liège, après l’annonce du PS, jeudi soir, de poursuivre les discussions avec le MR seul.

Le CDH local qualifie l’alliance PS-MR de « coalition Publifin, la coalition des perdants ». Le parti humaniste faisait ainsi référence au fait que MR et PS ont respectivement perdu un et cinq sièges.

Les résultats des élections à Liège

« À la seconde rencontre, le PS s’est contenté de lire la note que nous avions remise et de demander des clarifications mais, jamais, il n’y a eu de négociations. À aucun moment le PS n’a suggéré une possible tripartite progressiste PS-cdH et Vert Ardent, malgré les perches tendues. La seule chose qui a été évoquée, c’est une tripartite PS-MR et CDH mais nous avons formellement refusé », déplore Carine Clotuche.

« Pur prétexte »

Le CDH liégeois regrette également que le PS justifie sa décision en indiquant que le CDH entendait mener une politique d’austérité. « Au contraire, nous avons suggéré des solutions d’économies, notamment concernant la publicité pour l’enseignement communal ou les frais au sein des cabinets, pour éviter l’austérité. On s’en étonne d’autant plus que le PS nous avait demandé si nous voulions le porte-feuille des finances, que nous avons gérées avec rigueur pendant 30 ans », insiste Serge Carabin, président de la section liégeoise du CDH.

Selon Benoît Drèze, conseiller communal et député wallon, l’austérité avancée par le PS est « un pur prétexte pour faire passer un partenaire docile qui se contente de trois échevinats alors qu’il pourrait en avoir quatre ».

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. IN_SS_2405migraine (2)

    Tous les maux de tête sont-ils des migraines?

  2. Dick Rodgers, 71 ans, milite en faveur de l’Europe, en terres pro-Brexit.

    Royaume-Uni: les élections européennes au Royaume-Uni fleurent bon la désillusion des citoyens

  3. Brad Pitt, Quentin Tarantino, Margot Robbie et Leonardo DiCaprio ont rendu fous les festivaliers, journalistes, photographes, cinéphiles.

    Brad Pitt à Cannes: «En août 1969, Hollywood a perdu son innocence»

Chroniques
  • Campagne 2.0: le Vlaams Belang tire son épingle du jeu

    Jusqu’à présent, le moment le plus captivant de la campagne électorale en Flandre a été l’interruption par des activistes climatiques d’un débat électoral entre Guy Verhofstadt, député européen libéral, et Geert Bourgeois, tête de la liste européenne de la N-VA et actuel ministre-président de la Flandre. Ils ont lancé des confettis et des tracts sur les deux hommes politiques, et se sont jetés par terre dès que les agents de la sécurité ont essayé de les écarter du plateau. Après le lancement par la rédaction d’une séquence sur un thème tout à fait différent, les activistes ont été écartés et remis dans les mains de la police. Le débat put reprendre, mais le suspense avait disparu.

    L’insipidité de la campagne électorale en Flandre a, selon moi, plusieurs causes : la proximité des élections précédentes, en octobre dernier, pour le niveau communal, qui à ce moment-là était le premier scrutin depuis plus de quatre ans ; ou encore,...

    Lire la suite

  • Le double combat européen d’Emmanuel Macron

    En politique européenne, vaut-il mieux avoir raison seul, ou avoir un peu moins raison mais en coalisant des forces autour de soi pour faire progresser ses idées ? C’est la question que nous avons posée au président Emmanuel Macron, que beaucoup – y compris ce journal – jugeaient s’être enfermé ces derniers temps dans des positions notoirement minoritaires. Elles ont conféré une image de perdante à la France, particulièrement face à l’Allemagne d’Angela Merkel, sa partenaire que l’on dit beaucoup plus irritée par le président français...

    Lire la suite