Les Football Leaks, saison 2

Les Football Leaks, saison 2

Début 2018, une source se faisant appeler John a transmis à nos collègues de Der Spiegel des dizaines de millions de documents, qui ont été partagés avec le réseau European Investigative Collaborations (EIC) – dont fait partie Le Soir. Plus de 80 journalistes et techniciens relevant de quinze médias européens ont joint leurs efforts pendant plus de huit mois pour cette enquête qui, à l’heure où nous la publions, s’appuie sur 70 millions de documents. Ou pour l’écrire autrement, 3,4 teraoctets (To) de données. Ce qui en fait non seulement la plus grande enquête jamais menée dans le monde du sport mais également le « leak » le plus important de l’histoire du journalisme.

Analysant cette masse de documents et sollicitant de nombreuses autres sources, Der Spiegel, Le Soir et leurs partenaires ont ainsi collaboré pour exposer à la lumière du jour les petits arrangements entre amis, souvent secrets et douteux, qui régissent l’industrie du football.

Les résultats de cette investigation internationale seront dévoilés tout au long de ce mois de novembre par Der Spiegel, Le Soir et les autres médias membres du réseau EIC. Bienvenue pour la saison 2 de Football Leaks.

A l’attention des oublieux et des distraits néanmoins, un bref résumé des épisodes précédents : dans sa première saison, programmée en décembre 2016, Football Leaks avait notamment révélé les contrats abracadabrantesques de certains joueurs, dénoncé le comportement d’agents et d’intermédiaires à la moralité discutable, expliqué comment Cristiano Ronaldo, Angel Di Maria, Radamel Falcao et José Mourinho, pour ne citer qu’eux, avaient dissimulé une partie de leur fortune aux services des impôts… Des enquêtes fiscales et judiciaires ont depuis lors été ouvertes dans plusieurs pays, dont la France et l’Espagne.

Cette fois, davantage que les turpitudes d’individus, ce sont celle du système tout entier qu’exposent le réseau EIC et ses partenaires : par leurs agissements, quelques-uns des plus grands clubs de la planète mais également la Fifa et l’UEFA elles-mêmes ont fait du sport le plus populaire au monde une industrie minée par l’appât du gain, le mépris des spectateurs, l’abus de pouvoir, le sentiment d’impunité. A lire dans Le Soir jusqu’à la fin de ce mois de novembre.

 
 
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