«Un amour impossible» avec Virginie Efira: bouleversant

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Un amour impossible
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« Un amour impossible ».

Un amour impossible (Catherine Corsini)

Jusqu’où l’amour peut-il nous aveugler ? Catherine Corsini s’empare avec beaucoup de finesse, de pudeur mais aussi de romanesque du roman autobiographique de Christine Angot. Certains trouveront le temps long mais il faut ce temps pour amener la parole à se libérer, pour amener mère et fille dans un face-à-face final émouvant. Mais ce qui bouleverse le plus, c’est la dignité de cette femme qui, envers et contre tout, malgré la culpabilité et la douleur, ne s’effondre jamais. A travers Virginie Efira, le film lui rend superbement hommage.

Heureux comme Lazzaro (Alice Rohrwacher)

Alice Rohrwacher passe de l’harmonie aux désaccords de notre civilisation dans une approche à la fois écologique et christique pour raconter l’évolution de son pays miné de l’intérieur, les écarts du monde et évoquer le manque général de bonté et d’innocence. Entre néoréalisme et surréalisme, tout en rendant hommage aux grands du cinéma italien, elle apporte quelque chose de différent. On aime sa proposition qui parle de déracinement, de la peur de l’autre, et penche pour la beauté du monde tout en décrivant sa cruauté.

Kursk (Thomas Vinterberg)

Si Vinterberg parvient plutôt bien à retranscrire l’oppression ressentie dans le sous-marin et l’absurdité politique de cette histoire, le spectateur n’est pas totalement ému. La faute au tournage en anglais ? A Léa Seydoux pas tout à fait crédible en femme d’officier russe ? A une volonté d’être trop émouvant ? Sans doute un peu de tout cela.

Weldi (Mohammed Ben Attia)

A travers ce drame familial, Ben Attia questionne la société tunisienne actuelle et les décalages générationnels. Avec une volonté de bien faire, en évitant tout manichéisme mais en étant un peu trop didactique. Le fond prend donc le pas sur la forme et nous reste en mémoire l’énergie du désespoir d’un père formidablement interprété par Mohamed Dhrif.

Overlord (Julius Avery)

Sur papier : à même de faire saliver. Mais qu’est-ce que ça tourne en rond. Le vif du sujet se fait donc bien attendre (au grand dam des fans d’horreur et de gore), sapant ainsi toute la tension qui aurait pu en naître. Mitigée, cette expérience-ci !

McQueen (Ian Bonhôte & Peter Ettedgui)

Pour comprendre le talent torturé du jeune créateur britannique, l’un des plus influents de sa génération, Ian Bonhôte et Peter Ettedgui ont eu la bonne idée de le faire parler. Post-mortem puisque McQueen s’est suicidé en 2010 à l’âge de 40 ans. Ils parviennent à esquisser un portrait au plus proche de l’artiste. C’est le sujet qui fait tout. Il suffit de le laisser parler.

Seule la vie (Dan Fogelman)

Genesis 2.0 (Christian Frei & Maxim Arbugaev)

 
 
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