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Communales: pourquoi ils ont décidé de voter Ecolo pour la première fois

En progression partout en Belgique, les écologistes ont pu compter sur de nouveaux électeurs. Du jeune libéral urbain qui regrette le « tout à la voiture » au socialiste dégoûté par les affaires, les profils et les raisons du vote Ecolo sont multiples.

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Journaliste au service Politique Temps de lecture: 5 min

U ne vague verte a déferlé sur Bruxelles. » La phrase est signée Zakia Khattabi, coprésidente d’Ecolo le soir du 14 octobre. Tous les partis, MR en tête, ne s’en sont pas encore remis. En progression partout dans le pays, les écologistes ont surpris leurs concurrents et se sont surpris eux-mêmes. Le discours qu’ils martèlent depuis quarante ans aurait-il fini par percoler dans la tête des électeurs ? Bénéficient-ils du vote contestataire qui, dans d’autres régions du monde, profite surtout aux extrêmes ?

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3 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, mercredi 7 novembre 2018, 15:42

    Comme le relève un autre article sur les couleurs des coalitions, il s'est passé autre chose que ce qui se passait d'ordinaire. Jusqu'il y a peu, Ecolo captait au gré des scandales les déçus du PS pour une élection, avant retour de ces électeurs au PS aux élections suivantes, Ecolo était alors juste un vase communiquant, une chapelle verte de la citadelle PS. Ici, non seulement Ecolo ne doit rien au déçus du PS partis cette fois chez les staliniens nouveaux (on ne rit pas!). Ecolo conquière une vrai indépendance et une vrai place centrale sur l'échiquier. Non seulement la chute interminable du Cdh en fait progressivement un parti inutile (trop petit pour faire l'appoint) mais l'écologie politique a su mûrir entre temps, grandir et surtout s'émanciper de la gauche en particulier et du PS surtout. Dès lors, Ecolo est même en mesure de conquérir des votes à Ixelles, à Wavre, à Lasne. En parvenant à remplacer progressivement le Cdh, en devenant potentiellement le troisième parti francophone, mais aussi en s'émancipant du PS, Ecolo peut devenir un parti compatible avec toutes sortes de coalitions comme il s'en est dessiné ici et là lors des communales, laïques, progressistes et aussi de centre-droit, avec un objectif central, autrement plus moderne que les conservateurs finissant du Cdh, faire de l'écologie et de la transition énergétique l'axe central des coalitions d'avenir.

  • Posté par Michel Raurif, mercredi 7 novembre 2018, 12:07

    Ce que j’admire c’est la déclaration de cette jeune femme qui, en fin d’article du journal de ce jour, 07/11, page 4, déclare et je cite : « à moins d’un gros scandale qui leur tomberait dessus, je pense qu’ils sont moins pourris que les autres. Il me semble qu’ils sont moins dangereux «. Que clairvoyance avez-vous ! Mais soyez rassurée, madame, l’argent plait à tout le monde et les écolos rigolos ne font exception à la règle ! Au début, deux mandats et terminer ! Combien de mandant Nollet a déjà effectué ? Javaux, Isabelle le Verte ? Tous pareil, hélas.

  • Posté par Deckers Björn, mercredi 7 novembre 2018, 14:58

    Commentaire assez malhonnête. Les procédures chez Ecolo permettent parfois de prolonger les mandats au-delà de deux mandats consécutifs. Je note que Jean-Luc Roland n'a obtenu qu'une prolongation pour un troisième mandat de bourgmestre de LLN, il vient de s'effacer comme prévu. Jean-Michel Javaux de même vient d'obtenir un troisième mandat et ni vous ni moi ne pouvons dire s'il demandera une nouvelle dérogation. En la circonstance, il n'y a que chez Ecolo qu'il faut demander une dérogation pour concourir à un troisième mandat et votre commentaire fait largement l'impasse sur le vrai cancer de la politique, le cumul des mandats qui est largement plus contrôlé chez Ecolo que dans les autres partis. Dois je par ailleurs rappeler les brontosaures PS, MR et PSC-Cdh qui dirigent leur villes comme des potentats locaux depuis pour certains avant même que je naisse! Votre comparaison est totalement fallacieuse, mensongère, honteuse! Quant à Jean-Marc Nollet, il n'en est qu'à son troisième mandat de député fédéral (entre coupé par une participation de cinq ans au gouvernement wallon entre 2009 et 2014). Bref, là aussi, vos commentaires sont largement mensongers. Ce qui fait la vrai différence, c'est le décumul que les mandataires Ecolo respectent comme aucun autres, et cela tant par rapport à l'appat du gain bien plus satisfait chez PS, MR et Cdh que par rapport aux risques nombreux de conflits d'intérêt et de petits arrangements foireux entre amis. Oui, il y a de ce point de vue, une très nette différence entre Ecolo et les autres et ceux qui veulent un changement de comportements politiques ne s'y sont pas trompés

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