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100 ans de l’armistice: un petit cimetière belge au centre des hommages britanniques et canadiens

La Première ministre britannique Theresa May fera notamment étape vendredi matin au cimetière militaire de Saint-Symphorien.

Temps de lecture: 2 min

En périphérie de Mons, ville libérée par les troupes canadiennes le 11 novembre 1918, un petit cimetière militaire est devenu un symbole du sacrifice des soldats de l’ex-empire britannique lors de la Grande Guerre, et accueille chaque année des milliers de visiteurs, anonymes ou chefs d’Etat.

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Avec ses quelque 500 tombes, pour moitié des soldats du Commonwealth, pour l’autre des Allemands, le cimetière militaire de Saint-Symphorien n’a pas la même notoriété internationale que des lieux de mémoire comme Ypres en Belgique ou Verdun en France. C’est pourtant là que la Première ministre britannique Theresa May fera étape vendredi matin, avant de poursuivre en France un déplacement pour célébrer le centenaire de l’Armistice. Dans la campagne de Mons, elle sera suivie le lendemain par la gouverneure générale du Canada, Julie Payette, représentante de la reine Elizabeth II dans l’ex-colonie.

Un lieu de mémoire

A plusieurs titres, ce petit cimetière, érigé en plein conflit par les Allemands dans un parc verdoyant de la plaine wallonne, est devenu «un lieu essentiel pour les Britanniques et les Canadiens dans la recherche de leur histoire par rapport à la guerre 1914-18», explique à l’AFP l’historien belge Corentin Rousman. Y sont enterrés, par coïncidence, dans deux tombes qui se font face, la première et la dernière victime britannique du conflit. John Parr et George Ellison ont été tués le 21 août 1914 lors de la bataille de Mons et le 11 novembre 1918, non loin de là.

A quelques dizaines de mètres d’eux, sous un autre alignement impeccable de pierres blanches, repose George Price, un Canadien devenu une célébrité dans son pays. Ce soldat de 26 ans est mort le 11 novembre 1918 à 10h58, soit deux minutes avant l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, tué par un tireur d’élite allemand à Ville-sur-Haine près de Mons. «On estime qu’il est le dernier soldat du Commonwealth à mourir au combat pendant la Grande Guerre», ont rappelé les services du Premier ministre canadien.

 

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