Des centaines de travailleurs des administrations communales manifestent à Bruxelles

Des centaines de travailleurs des administrations communales manifestent à Bruxelles

Des centaines de travailleurs communaux, du CPAS et des hôpitaux publics du réseau IRIS en grève, selon la police, déjà plus d’un millier selon les syndicats, sont rassemblés jeudi matin depuis 10H00 sur la place Sainte-Catherine à Bruxelles. Ils demandent une augmentation de 10% des barèmes, une statutarisation massive ainsi qu’une réduction collective du temps de travail. Un cahier de revendications sera déposé en ce sens auprès du ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel et chez le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.

«Aujourd’hui, on monte d’un cran!», annonce Mathieu Verhaegen, représentant CGSP. «On a des pancartes, des fumigènes, des pétards...» Le cortège cheminera dans le centre de Bruxelles pour terminer devant les bâtiments de la CGSP situés rue du Congrès. Le préavis de grève a été déposé en front commun par les syndicats.

«Trop de travail pour un salaire de misère! »: sous ce slogan, les manifestants mettent en avant qu’ils sont moins bien lotis que leurs homologues wallons et flamands, avec une moyenne barémique de 15% inférieure alors que les loyers et le coût de la vie sont plus élevés dans la capitale.

Maintien des salaires

Les syndicats demandent un rehaussement automatique des personnes des échelles de traitement de niveau E vers le niveau D. Ils veulent également un allongement barémique des carrières étant donné que les travailleurs doivent désormais travailler jusqu’à 67 ans, et un second pilier de pensions d’au moins 6 % de la masse salariale.

«On demande aux gens de faire plus avec moins», déplore Mathieu Verhaegen. «Des salaires sont trop bas pour vivre. Les niveaux E et D en région bruxelloise, ce n’est plus possible. Il y a une grande différence entre les pensions des statutaires et des contractuels et comme on ne nomme plus dans différentes communes, ceux-là vont se retrouver avec 10 à 15% en moins à la pension. Il faut donc donner un complément minimum d’au moins 6%. On nous a proposé 2% en janvier 2017, mais ça n’a toujours pas été pas donné».

La réduction du temps de travail souhaitée doit selon eux s’accompagner du maintien des salaires et d’embauches compensatoires, et d’une meilleure politique du bien-être pour améliorer les conditions de travail.

«Nous avons entamé des discussions au comité C (le comité de négociations compétent pour les administrations locales, ndlr), donc le travail se met en place, mais on est plus dans des questions techniques que dans des réponses politiques», rapporte Benoît Lambotte, représentant syndical CSC.

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