Football Leaks: de 2013 à 2018, le PSG a fiché de jeunes joueurs selon leur couleur de peau

Yann Gboho © Belga
Yann Gboho © Belga

Yann Gboho est le brillant meneur de jeu de l’équipe de France des moins de 18 ans. Malheureusement pour lui, son nom va être associé à un vaste scandale de discrimination avant même qu’il ait pu se faire connaître du grand public pour ses qualités. Quand il avait 13 ans et malgré son talent, le PSG ne lui a pas proposé de rejoindre le club. Parce qu’il était noir. Et seulement parce qu’il était noir.

Fichage ethnique

À l’époque, en 2014, la nouvelle s’est ébruitée au sein du club, mais la direction est temporairement parvenue à étouffer l’affaire. Mediapart et « Envoyé spécial », après une longue enquête entamée sur la foi des documents issus des Football Leaks - auquel « Le Soir » participe - ont cependant découvert que les dirigeants du club avaient en réalité fait le choix de couvrir les fautifs, en dépit de ce que le PSG affirme aujourd’hui. Et que jusqu’au printemps 2018, le club a continué de demander à des recruteurs de renseigner « l’origine » des joueurs détectés selon quatre catégories : « Français », « Maghrébin », « Antillais », « Africain ». Un véritable fichage ethnique.

L’histoire de Yann Gboho, comment le scandale a été étouffé en interne, que fait le PSG aujourd’hui : les détails de l’enquête sur Le Soir +

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Football Leaks
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Le lancement de l’appareil était attendu vendredi.

    En voulant se battre sur tous les fronts, Samsung joue un jeu très risqué

  2. «
Le Soir
» obtient une moyenne de 62
%.

    Le bulletin de la Fédération Wallonie-Bruxelles: les notes des ministres

  3. file3-1

    RTBF: «Le mot élection fait peur aux jeunes»

Chroniques
  • Brexit: l’heure est à la glorification du passé britannique

    Par Marc Roche

    On allume la radio ou la télé ou on ouvre son journal. Et les petits matins d’un printemps ensoleillé deviennent blêmes. Après la trêve pascale, le grand-guignolesque feuilleton du Brexit a repris.

    Depuis la décision du Conseil européen, la Première ministre Theresa May y compris, d’étendre la date butoir du divorce au 31 octobre, une sorte de « drôle de guerre » prévaut au Royaume-Uni. A part quelques escarmouches par médias interposés, il ne se passe rien.

    En effet, la cheffe du gouvernement peut garder son poste jusqu’en décembre si elle le souhaite. Les négociations entre le gouvernement et l’opposition travailliste sont dans l’impasse. De nouveaux votes indicatifs doivent avoir lieu au Parlement, plus divisé que jamais. Les partis se préparent aux vraies-fausses élections...

    Lire la suite

  • L’école bilingue, une idée à tester

    Au Royaume des trois langues nationales, le multilinguisme devrait être un atout cultivé dès la maternelle… Et pourtant, pas une école bilingue (pour ne pas dire trilingue) dans l’enseignement subventionné, pas même à Bruxelles. La faute au contexte communautaire qui a conduit, des lois linguistiques de 1963 à la communautarisation de l’enseignement en 1988, au cloisonnement hermétique de mondes unilingues francophone et néerlandophone, y compris dans la capitale.

    ...

    Lire la suite