Restructuration aux Éditions de l’Avenir: «IPM a encore fait part de son intérêt à Nethys lundi», affirme son patron

Le groupe IPM, éditeur de La Libre Belgique et de La Dernière Heure, a encore fait part à Nethys de son intérêt à un rachat du journal L’Avenir au début de cette semaine, indique son administrateur délégué François le Hodey.

Le 23 octobre, la direction des Éditions de l’Avenir avait annoncé son intention de supprimer 60 équivalents temps plein sur un total de 280 travailleurs. Quelques jours plus tard, le patron d’IPM avait proposé à Nethys de lui racheter L’Avenir. Selon François le Hodey, il est possible de relancer le quotidien régional sans passer par un licenciement collectif.

Jeudi matin, Nethys a affirmé n’avoir reçu aucune proposition officielle de rachat de la part du groupe IPM, « ni d’aucun autre groupe de presse par ailleurs ». La société a d’ailleurs rappelé sa volonté d’intégrer ce journal au sein de son pôle télécommunications et médias, «  ce qui permettra de renouer avec des résultats positifs à brève échéance ».

Disponibilité du groupe

François le Hodey a rencontré lundi Stéphane Moreau, l’administrateur délégué de Nethys, a-t-il précisé à l’agence Belga. Il lui a confirmé la disponibilité de son groupe à faire une offre pour racheter L’Avenir en cas d’intérêt de la part de Nethys. « Mais faut-il encore qu’ils soient d’accord d’entrer en négociation », a-t-il concédé.

Le patron du groupe liégeois a, à cette occasion, répété ne pas être vendeur, a confié M. le Hodey. « Mais il ne faut dès lors pas affirmer pour autant qu’IPM n’est pas acheteur », rétorque-t-il à la sortie du CA de Nethys.

L’administrateur délégué sera auditionné jeudi après-midi à Namur lors d’une réunion conjointe des commissions Médias du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et Economie du Parlement wallon. Les débats porteront sur la situation de la presse en Wallonie et en particulier des Éditions de l’Avenir. Le patron de ces dernières, Jos Donvil, qui est également celui de VOO, sera également entendu.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. GMED:bc111bcb-3902-4525-97b8-123c4eef9450

    Brexit: les citoyens belges au Royaume-Uni dans le flou sur leurs droits

  2. Image=d-20190121-3QUFAF_high[1]

    Comment contrer le populisme sans le renforcer?

  3. Les révélations qui se succèdent rendent Donald Trump de plus en plus nerveux...

    Etats-Unis: Donald Trump rattrapé par ses liaisons dangereuses avec la Deutsche Bank

Chroniques
  • Comment contrer le populisme sans le renforcer?

    A l’approche des élections européennes, les grands médias s’interrogent sur l’attitude à adopter face à la poussée populiste, qui menace de saper le fonctionnement de l’Union. Ils affrontent ainsi une question redoutable, et paradoxale : comment contrer le populisme sans contribuer à le renforcer ?

    Il y a belle lurette, en effet, que les médias de qualité ont pris fait et cause contre le populisme, avec un succès tout relatif. On ne compte plus les articles, les éditos et les dossiers qui dénoncent le danger populiste et ses conséquences. En règle générale, le propos suit deux lignes simultanées : démonter la propagande populiste en lui opposant des faits, des statistiques, des contraintes qu’elle ignore superbement ; et dérouler les conséquences du populisme, montrer quelle société invivable il nous prépare, dont les années 30 nous ont donné plus qu’une idée. Leçon de vérité et leçon de morale : des faits face à des délires, des valeurs face à la tentation du Mal.

    Cette réaction est nécessaire, mais est-elle efficace...

    Lire la suite

  • Une élue MR prive la Wallonie de majorité: dérisoire et pourtant irresponsable

    Patricia Potigny, vous connaissez ? Ce n’est pas faire injure à l’élue carolo d’affirmer ici qu’elle n’a guère marqué les esprits depuis qu’elle siège au parlement de Wallonie. En 2015, elle y a remplacé Véronique Cornet, qui a laissé un vide immense, elle.

    Depuis lors, la suppléante s’est contentée durant trois ans de jouer les bons petits soldats du libéralisme wallon. Pas un mot de travers, pas un coup de gueule. Rien. Rien qu’on sache en tout cas. Jean-Paul Wahl lui-même, le chef de groupe...

    Lire la suite