L’Italie accuse la Commission de «défaillance» dans ses prévisions économiques

Le ministre italien de l’Economie, Giovanni Tria, a accusé jeudi la Commission européenne de «défaillance technique» en établissant ses prévisions de déficit pour l’Italie, beaucoup plus pessimistes que celles du gouvernement.

«Les prévisions de la Commission européenne relatives au déficit italien sont très divergentes de celles du gouvernement italien et dérivent d’une analyse non attentive et partielle» du budget italien, «malgré les informations et éclaircissements fournis par l’Italie», a-t-il critiqué. «Nous regrettons de constater cette défaillance technique de la Commission, qui n’influera pas sur la poursuite du dialogue constructif avec la Commission dans lequel s’est impliqué le gouvernement italien», a poursuivi M. Tria. «Reste le fait que le Parlement italien a autorisé un déficit maximum de 2,4% en 2019, que le gouvernement s’est engagé à respecter», a-t-il encore souligné.

Dans ses prévisions d’automne, l’exécutif européen estime que le déficit de l’Italie atteindra 2,9% de son Produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, puis 3,1% en 2020, soit bien au-delà des prévisions de Rome, qui table sur 2,4% en 2019 et 2,1% l’année suivante.

 
 
 
 
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. © Belga

    Pacte migratoire de l’ONU: l’opposition s’apprête à «accueillir» Charles Michel

  2. Projet en constante évolution, qu’on ne voit pas partout pour des raisons techniques et financières, La Colonie De Vacances n’existe que sur scène.

    La Colonie de Vacances à l’Atelier 210, tous les ans, on voudrait que ça recommence

  3. La garantie d’emploi de 1.970 équivalents temps plein que le CDH souhaitait voir disparaître du texte est maintenue, selon Jean-Claude Marcourt.

    La pression publicitaire va baisser sur la RTBF

Chroniques
  • Lettre du Brexit: l’honorable best-seller d’un psychodrame national

    Par Marc Roche

    Trop c’est trop. Ce n’est plus du ras-le-bol, c’est un véritable haut-le-cœur national. Encore du Brexit et toujours du Brexit ! Il n’est pas une minute où l’on n’entend, où l’on ne lit, où ne s’expriment les mille et une raisons que nous avons de soutenir ou pas l’accord scellé avec l’Union européenne. Les difficultés de Theresa May d’obtenir d’ici Noël une majorité à la Chambre des Communes pour ratifier le texte sont bombardées en boucle sur les petits écrans à grands jets de chromos.

    Je m’esquive à l’anglaise de la « bulle » londonienne pour me ressourcer un week-end chez des amis dans le havre de paix du Hampshire grâce au calme propice à la lecture. Puisqu’on n’y peut rien, autant se plonger dans le dernier roman de Jonathan Coe intitulé Middle England.

    L’ouvrage a pour cadre la campagne anglaise en proie aux déchirements du...

    Lire la suite

  • Le «footbelgate», labo judiciaire

    L’affaire du Footbelgate sera aussi un laboratoire judiciaire. L’accès au statut de repenti de l’agent de joueurs Dejan Veljkovic, avec lequel le parquet fédéral a signé un mémorandum prévoyant une peine de 5 ans de prison avec sursis et 80.000 euros d’amende en échange d’informations « substantielles, révélatrices et complètes », jusqu’alors inconnues de la justice, est une première en Belgique depuis l’adoption de la loi sur les repentis publiée au Moniteur belge le 7 août dernier....

    Lire la suite