Restructuration de l’Avenir: pour l’opposition, «le gouvernement a les leviers pour écrire un autre scénario»

©Belga
©Belga

Pour l’opposition wallonne, le gouvernement régional «  dispose désormais de tous les leviers pour écrire un autre scénario » que celui d’une restructuration aux Editions de l’Avenir, ont affirmé en chœur Stéphane Hazée (Ecolo) et Pierre-Yves Dermagne (PS), au terme des auditions organisées jeudi après-midi en commission conjointe Economie du parlement wallon et Médias du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Malgré le débat à fleurets mouchetés entre Jos Donvil, l’administrateur délégué des Editions de l’Avenir, et le patron d’IPM, François le Hodey, qui a confirmé la volonté de son groupe de racheter le quotidien en difficultés, «  nous avons assisté à une discussion de qualité », a estimé Pierre-Yves Dermagne.

«  Le gouvernement wallon possède aujourd’hui des leviers inédits, qui lui permettent notamment de casser des décisions nuisant à l’intérêt régional. Et on peut penser qu’une restructuration à l’Avenir entre dans ce cadre », a ajouté le chef de file socialiste au parlement wallon.

«  Plus le temps avance, et il presse dans le cas des Editions de l’Avenir, plus le gouvernement régional sera mis devant ses responsabilités. On va voir si ses déclarations seront suivies d’actes », a poursuivi M. Dermagne selon qui un portage de la Région, tel que demandé par les travailleurs, «  permettrait de temporiser et d’analyser la situation sereinement ».

Gestion calamiteuse de l’actionnaire

«  Je suis satisfait que différents points de vue aient pu s’exprimer et notamment ceux des représentants des travailleurs et de l’AJP », a de son côté déclaré Stéphane Hazée, chef de file des Verts au Parlement de Wallonie. «  Ils nous ont amené des éléments forts sur la gestion calamiteuse de l’actionnaire mais aussi sur les pressions qu’il exerce. La force de ces témoignages ne peut laisser les démocrates indifférents », a-t-il poursuivi.

Tout comme le PS, Ecolo pointe enfin le rôle du gouvernement régional «  qui a les clés pour stopper la restructuration et écrire un autre scénario ». Forts de cette conviction, les écologistes, qui appellent eux aussi à un portage régional «  pour organiser une négociation sereine » et à une sortie du quotidien du giron de Nethys, ont déposé une motion appelant l’exécutif à utiliser les leviers dont il dispose. Le texte sera examiné par le Parlement de Wallonie le 21 novembre prochain.

Parallèlement, d’autres auditions consacrées au futur de la presse et des Editions de l’Avenir en particulier, devraient être organisées dans les semaines à venir.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Plus de 290 personnes ont perdu la vie.

    Attentats au Sri Lanka: une nouvelle plaie ouverte dans l’histoire du pays

  2. Si l’épreuve du CEB peut-être stressante tant pour les parents que pour les élèves, le taux de réussite n’est jamais descendu en dessous de 85,5
%.

    CEB: des stages pour soutenir, motiver, encourager

  3. A Molenbeek, des participants au projet Aircasting ont organisé une manifestation sur la place communale pour sensibiliser la population et les politiques à la pollution de l’air.

    Mesurer la pollution, c’est dans le vent

Chroniques
  • Collecte de dons pour Notre-Dame de Paris: retour de flamme

    Cent millions d’euros », lance l’un. « 200 millions », renchérit l’autre. Qui dit mieux ?

    Heureusement, à la fin, le lot ne sera pas adjugé, puisqu’il s’agit non pas d’un tableau de maître, mais d’une cathédrale maîtresse.

    Donc nos grands capitalistes ont fait assaut de générosité pour voler au secours, non d’un peuple asservi, non d’un peuple dans la misère – n’exagérons pas ! –, mais d’un monument dans le besoin : Notre-Dame de Paris.

    L’extrême gauche s’est indignée. C’est à la fois normal et bête. « Beau et con à la fois » comme le chantait Jacques Brel.

    Quelle surprise, en effet, que de découvrir que les riches sont très riches ! Surtout quand ce sont des héritiers. Aurait-il fallu...

    Lire la suite

  • Grève des contrôleurs aériens: le beurre et l’argent du beurre

    Depuis quelques jours, c’est un peu le monde à l’envers pour ceux qui ont une vue caricaturale de francophones qui cultiveraient la grève, ne jureraient que par l’actionnariat public et pour qui la protection des travailleurs relèverait du sacré.

    Jugez plutôt : le patron (wallon) de l’aéroport de Liège demande la privatisation de Skeyes, l’entreprise publique fédérale en charge du contrôle aérien, le ministre en charge des Aéroports à la Région wallonne, Jean Luc Crucke, vient de suspendre le...

    Lire la suite