Il y a «trop» d’agents contractuels à l’administration wallonne au lieu de statutaires

Alda Greoli, la ministre wallonne de la Fonction publique © Le Soir/Roger Milutin
Alda Greoli, la ministre wallonne de la Fonction publique © Le Soir/Roger Milutin

Dans un avis daté du 5 novembre, l’Inspection des finances rappelle à la ministre wallonne de la Fonction publique Alda Greoli (CDH) que le recours à des agents contractuels est en principe exceptionnel dans l’administration. La règle, c’est le statut, indique La Libre vendredi.

Par un arrêté, la ministre souhaitait permettre au personnel contractuel des administrations régionales de bénéficier de promotions par avancement de grade au même titre que les agents statutaires (nommés à vie).

« Malheureusement, cette possibilité de recourir à du personnel contractuel a été appliquée de ’manière très généreuse’ en Région wallonne avec application d’échelles de traitement parfois très avantageuses », stipule l’Inspection des finances (IF) dans l’avis que La Libre s’est procuré.

L’IF rappelle ainsi poliment à la ministre que les gouvernements wallons successifs ont « recasé » de nombreux attachés de cabinet en fin de législature en leur octroyant des contrats bien payés sans passer par un concours de recrutement, écrit le quotidien. En conséquence, il y a aujourd’hui davantage de contractuels que de statutaires dans l’ensemble des services du gouvernement (57 %-43 %).

Or l’IF considère que les raisons qui ont conduit à la création d’un statut (continuité du service, stabilité de l’emploi, indépendance…) ont encore tout leur intérêt : « Il est clair que la contractualisation tous azimuts du statut affaiblit ces différents concepts et s’il est plus efficace managérialement parlant de gérer de l’emploi contractuel, les inconvénients qui y sont liés peuvent conduire à de nouvelles difficultés en termes de fonctionnement. »

 
 
 
 
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. FRANCE-POLITICS_FUEL-BLOCKADES

    Les gilets jaunes au balcon d’Emmanuel Macron

  2. Theresa May a repris l’offensive vendredi, déterminée à défendre jusqu’au bout son projet d’accord sur le Brexit comme son avenir.

    L’inébranlable Theresa May

  3. Les brigades cyclistes sont aujourd’hui une composante majeure des zones de police.

    La Ville de Bruxelles investit dans la police à vélo

  • Les «Gilets jaunes», un Mad Max finalement écologique

    La pollution nuit à l’homme et à son environnement. C’est un axiome.

    Or la voiture pollue. Et parce qu’elle pollue, tout doit être mis en œuvre pour que ses impacts négatifs soient réduits au maximum. Dans ce contexte, l’augmentation des accises sur les carburants est classiquement présentée comme un frein au gâchis environnemental.

    Cette évidence ne peut toutefois occulter les préoccupations des « gilets jaunes ». La hausse des taxes sur le diesel...

    Lire la suite