Relisez le «Faux Soir» qui a ridiculisé nazis et rexistes il y a 75 ans

Il y a 75 ans, jour pour jour, le grand éclat de rire qui parcourt la Belgique occupée, est entendu jusque dans les capitales alliées, Londres et Washington. Ce 9 novembre 1943, les résistants viennent de réussir le coup le plus audacieux de l’histoire de la presse clandestine en diffusant, au nez et à la barbe de l’Occupant nazi, un pastiche du «Soir volé», votre quotidien confisqué à ses propriétaires par la Propaganda Abteilung qui avait aussi substitué à ses journalistes d’avant-guerre une rédaction composée de zélateurs de l’Ordre Nouveau, dont Hergé.

Le «Faux Soir» imprimé à 50.000 exemplaires ce 9 novembre 1943 fut ce «Soir de Joie», comme le qualifia joliment le titre retenu par Gaston Schoukens pour son film sorti en salles en 1954 et retraçant ce coup audacieux du Front de l’Indépendance (FI).

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Il ne peut toutefois se réduire à un coup de zwanze, une blague de résistants potaches. Il fut surtout la manifestation d’un instinct de résistance face à l’Occupant dont les positions, en cette fin 1943, se dégradaient inexorablement, laissant entrevoir une sortie espérée de ce conflit qui avait mis l’Europe et le monde à feu et à sang depuis plus de trois ans.

Il fut aussi, pour ceux qui accomplirent cet exploit, tous fédérés au sein du Front de l’Indépendance, un sacrifice. Cinq d’entre eux, dont notre collègue Théo Mullier, responsable du Front de l’Indépendance au sein de l’atelier du «Soir volé», mourront dans les camps allemands. Douze autres survivront aux années de prison ou de forteresse auxquelles ils furent condamnés après avoir été arrêtés et torturés par la Gestapo.

Sur Le Soir + : l’histoire du «Faux Soi»

-Comment les exemplaires ont été composés et distribués

-Qui sont les hommes derrière cet acte de résistance

-La réaction Le réaction de l’occupant humilié

 
 
 
 
 
 
 

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