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Fumées toxiques chez Brussels Airlines: les techniciens se défendent

Ils ne supportent pas d’être montrés du doigt avec des incendies survenus en novembre à bord d’avions de la compagnie.

Temps de lecture: 2 min

Les techniciens chargés de l’entretien des avions de Brussels Airlines ne supportent pas d’être montrés du doigt dans la foulée de plusieurs incidents survenus début novembre à bord d’avions de la compagnie. Dans une lettre envoyée en interne, ils rappellent qu’ils sont tenus de travailler en suivant les règles, sinon la compagnie risque de perdre sa licence de vol et les techniciens eux-mêmes pourraient être poursuivis.

VTM NIEUWS rapportait plus tôt cette semaine que des incidents avec des émanations toxiques (fume events) s’étaient produits sur deux vols de Brussels Airlines. Dans l’un d’eux, les pilotes ont dû mettre leur masque à oxygène pour atterrir.

« Entretien laxiste »

Les techniciens réagissent maintenant à une précédente information selon laquelle un des avions a pu continuer à voler après l’incident et au témoignage d’un ancien technicien qui faisait état d’un « entretien laxiste ». Selon ce témoignage, les procédures d’apport d’huile ne seraient pas toujours strictement suivies, ce qui entraînerait des émanations toxiques dans le moteur, pénétrant jusque dans le cockpit,

Les techniciens rejoignent la direction qui a déclaré plus tôt que les deux vols avaient bien été maintenus au sol, le temps d’une inspection approfondie. Ils insistent aussi pour dire qu’ils suivent strictement les procédures. « En tant que techniciens, nous sommes liés au carnet d’entretien rédigé par le constructeur de l’avion », écrivent-ils. « Pourquoi ne solutionnerions-nous pas certains problèmes sachant que nous cautionnons en notre nom l’avion comme étant apte à voler  ? »

« En cas d’incident, l’entreprise peut perdre sa licence de vol et un technicien peut éventuellement être poursuivi », ajoutent-ils.

Boucs émissaires

Du côté syndical, on soutient l’initiative des techniciens. « Ils sont les boucs émissaires alors qu’il s’agit d’un problème technique du constructeur », estime Filip Lemberechts, représentant du syndicat libéral (ACLVB/CGSLB). « Il faut évidemment trouver une solution, mais ce n’est pas la mauvaise volonté des techniciens qui est à l’origine du problème. »

Les « fume events » ne sont pas propres à Brussels Airlines. Ils surviennent dans des appareils de nombreuses compagnies de par le monde. La cause de ces incidents n’est pas encore claire.

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