L’Élysée évoque une «confusion» après la réaction de Trump sur l’armée européenne

© AFP
© AFP

« Larmée européenne » prônée par Emmanuel Macron ne vise pas les États-Unis, a déclaré la présidence française, évoquant une « confusion » dans l’interprétation des propos du président français qui ont déclenché la fureur de Donald Trump.

Cette déclaration du chef de l’État français mardi sur la radio Europe 1, avait suscité un tweet furieux vendredi soir du président américain, jugeant « très insultant » que l’Europe veuille se protéger des États-Unis.

Dans cet entretien, M. Macron avait successivement évoqué les menaces pour l’Europe d’intrusions dans le cyberespace, puis le retrait américain annoncé du traité sur les armes nucléaires à portée intermédiaire (INF), conclu à l’époque de la Guerre froide.

« Confusion »

«  Je comprends que l’enchaînement des sujets dans l’interview puisse créer de la confusion mais ce sont bien deux sujets différents, le traité INF et ce sujet d’une force de défense des Européens où il y a des travaux en cours », a souligné samedi la présidence française auprès de la presse.

Emmanuel Macron «  n’a jamais dit qu’il fallait créer une armée européenne contre les États-Unis », a-t-on ajouté. Mais, dans la mesure où le retrait du traité INF « concerne la sécurité de l’Europe, il faut que l’Europe puisse être associée au dialogue sur ce sujet », a-t-on poursuivi.

Le président Macron avait déclaré mardi : « Nous sommes bousculés par les tentatives d’intrusion dans le cyberespace et l’intervention d’ailleurs dans notre vie démocratique de plusieurs. Nous devons nous protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des États-Unis d’Amérique ». Avant d’ajouter : « Quand je vois le président Trump annoncer il y a quelques semaines le fait qu’il sorte d’un grand traité de désarmement qui avait été pris, je le rappelle, après la crise des euromissiles au milieu des années 80 qui avait frappé l’Europe. Qui en est la victime principale ? L’Europe et sa sécurité ».

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les profs auraient-ils le blues
?

    Les enseignants font corps mais se sentent incompris

  2. Alexandre Hart au moment des faits. Ici avec sa maman.

    Procès Valentin: que fait-on des détenus «étiquetés» psychopathes?

  3. «
Notre crise est culturelle, une crise de civilisation, une crise de l’excès.
»

    Climat: à la recherche de nouveaux sens

Chroniques
  • La crise du livre ne fait que commencer

    Ce mardi, Le Soir consacrait un long article à la baisse de la pratique de la lecture en Belgique. Nul doute que certaines déclarations de Benoît Dubois, qui représente les éditeurs belges francophones, vont être contestées. Le pessimisme est en effet mal vu dans le monde culturel, où l’on pratique l’optimisme de la volonté : si on lit moins de classiques, on lit davantage de littérature de genre ; si les romans reculent, la BD est en expansion ; si le livre papier se vend moins bien, la lecture sur écran explose, etc. En alignant des chiffres implacables et en glissant, au passage, que 35 % des enfants quittent l’école primaire sans comprendre ce qu’ils lisent, Benoît Dubois risque de se faire accuser de mépris ou d’élitisme.

    Je reviendrai à la question scolaire dans d’autres chroniques. Je voudrais simplement ajouter, ici, que Benoît Dubois me paraît bien optimiste quand il pronostique un nouveau recul de la lecture en raison des faibles compétences des...

    Lire la suite

  • Identité de genre: un progrès qui demande de la pédagogie

    La Belgique est un pays très progressiste, notamment pour ce qui relève de la vie intime des individus. Droit à l’avortement et à l’euthanasie, mariage gay, adoption par des couples homosexuels, procréation assistée : dans tous ces domaines, des associations ont combattu pour décrocher des droits que des hommes et des femmes politiques ont bétonnés en votant des lois. Cela nous semble relever du luxe ou de l’abstraction, jusqu’au jour où la vie ou la mort nous rattrape. On loue alors ceux qui ont pris ces risques, défendu des causes...

    Lire la suite