Trois ans après les attentats du 13-Novembre: «La reconstruction n’est pas terminée», témoignent des victimes

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Trois ans après, un hommage national était rendu mardi aux victimes des attaques du 13 novembre 2015 avec un cortège qui reliera les six lieux des attentats djihadistes les plus meurtriers commis en France, de Saint-Denis à Paris.

Ce soir-là, neuf hommes avaient mené une série d’attaques aux abords du Stade de France de Saint-Denis et dans la capitale, à des terrasses de restaurants et dans la salle de concerts du Bataclan, faisant 130 morts et plus de 350 blessés.

Trois ans du 13-Novembre: les commémorations à Paris en images

Trois ans après, le mois de novembre reste une période compliquée pour de nombreuses victimes et leurs proches. Si certains se terrent chez eux, d’autres fuient Paris et les cérémonies officielles. D’autres encore se font fort de célébrer la vie et se retrouvent dans un bar.

«  La reconstruction, elle n’est pas terminée, on en a pour toute la vie », confiait en octobre à l’AFP Anne, 45 ans, (prénom modifié) qui était au Bataclan avec son compagnon.

«  Vous ne vous en remettez jamais. Ce n’est pas une longue maladie, même si la finalité est la même : l’absence de la personne aimée. Mais on l’a tué. C’est injuste », confie Aurore Bonnet, dont le mari Emmanuel a été tué au Bataclan.

18 % de la population exposée souffre d’état de stress post-traumatique

Selon des enquêtes menées 6 et 18 mois après les faits auprès de 190 civils (otages, blessés, témoins, proches des victimes) et rendues publiques mardi, 18 % de la population exposée aux attentats de janvier 2015 souffrait d’«  état de stress post-traumatique » (ESPT) et 20 % de troubles dépressifs ou anxieux.

53 % d’entre eux ont reçu une aide psychologique dans les 48 heures, mais l’étude note «  un défaut de prise en charge » et préconise, «  dans la mesure où les troubles de santé mentale touchaient 40 % des personnes impactées » d’étendre à tous l’aide psychologique.

La tenue du procès, en 2020 ?

Certaines victimes attendent désormais la tenue du procès, qui pourrait avoir lieu en 2020. Malgré l’absence probable des commanditaires, le box des accusés réunira des membres de la cellule qui ont participé à la préparation des attaques et l’unique membre des commandos encore en vie, Salah Abdeslam, actuellement détenu à Fleury-Mérogis.

Il avait déposé les trois kamikazes du Stade de France le soir des attaques avant d’abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu’il devait lui aussi mener une attaque-suicide.

 
 
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