«Les animaux fantastiques 2», «Un homme pressé»...: nos critiques des sorties cinéma

«Les animaux fantastiques 2», «Un homme pressé»...: nos critiques des sorties cinéma

Les animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald (David Yates)

J. K. Rowling n’a pas son pareil pour installer une intrigue qui parlera à toutes les générations ou presque. Un grand film d’action et une proposition artistique. Une recette qui fonctionne.

Un homme pressé (Hervé Mimran)

Fabrice Luchini n’a pas son pareil pour manipuler la langue, jouer les grands orateurs et tourner le monde en dérision. C’est ce qu’il fait plutôt bien dans ce film librement inspiré de la vie de l’homme d’affaires français Christian Streiff. Si l’histoire est touchante, elle se veut par contre parfois trop attendrissante. Bref, un film émouvant et drôle, mais qui a aussi trop tendance à jouer sur les sentiments.

Suspiria (Luca Guadagnino)

Luca Guadagnino s’attaque à un grand classique : Suspiria de Dario Argento (1977), maître du cinéma d’horreur italien. Audacieux, le pari est brillamment réussi, si le spectateur accepte toutefois de faire abstraction de l’œuvre originale.

The wife (Björn Runge)

Le couple formé par Jonathan Pryce et Glenn Close brille de sincérité, est touchant aussi bien dans ses forces que dans ses failles. Un film qui parle d’amour, mais aussi de la société, grâce à un casting admirable.

Mug (Malgorzata Szumowska)

Mêlant beauté de la nature et vulgarité humaine, la Polonaise Malgorzata Szumowska n’est pas tendre avec son pays et ses contemporains qu’elle décrit comme racistes, vaniteux, voués au consumérisme et pétris de catholicisme. Ce film assez brut n’évite ni clichés, ni longueurs.

Mitra (Jorge León)

Ce film choral expérimental demande qu’on accepte de ne pas savoir où il nous mène, de perdre ses repères. De tout cela émerge le sens. Sauf si on s’est réellement perdu entre toutes les strates narratives. Ce qui fut notre cas… Film psychotique, dit son auteur.

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La N-VA peut souffler
: avoir débranché la prise du gouvernement fédéral n’a visiblement pas traumatisé son électorat. © Belga.

    Grand Baromètre: en Flandre, la N-VA ne paie pas la chute du gouvernement

  2. Mehdi Nemmouche assure qu’il se tait pour protéger sa grand-mère. Mais celle-ci ne veut plus entendre parler de lui.

    Nemmouche renié par les siens: «Il a sali notre nom de famille»

  3. Zineb | INVITÉE DE LA RÉDACTION (2)

    Zineb El Rhazoui au «Soir»: «Quand j’entends parler de religion dans la cité, mes anticorps me crient méfiance!»

Chroniques
  • «Février sans supermarché», jour 15: quand j’ai dévalisé un supermarché... alternatif

    Par Louise Tessier

    Aujourd’hui, j’ai (presque) fait une seconde entorse au règlement : je me suis rendue dans un supermarché. Mais pas n’importe lequel. Un supermarché collaboratif, qui favorise «  les produits issus d’une démarche respectueuse de l’humain et de l’environnement  ». Tout un programme !

    À la Bees-Coop de Bruxelles, on trouve de tout comme dans un supermarché traditionnel, mais en version plus ou moins bio, local, zéro déchet, équitable. « Plus ou moins » parce qu’il y a un peu de tout ça, mais que chaque produit ne répond pas à l’ensemble de ces critères. Et ce qui fait surtout l’originalité de l’endroit, c’est que c’est collaboratif : pour pouvoir faire ses courses à la Bees-Coop, il faut devenir collaborateur. Chaque membre doit investir 25 euros dans la coopérative (qui ne poursuit pas de but lucratif), puis s’...

    Lire la suite

  • Les Flamands, nos frères: la magie des livres

    P ensez-vous que le président Macron devrait lire votre roman ?  » A cette question, Nicolas Mathieu, le lauréat du prix Goncourt 2018 qui décrit la réalité sociale dévastée de l’est de la France, répondait : «  Je pense que oui.  » «  Pourquoi ?  », demandait le journaliste. «  Parce que les livres créent de l’empathie....

    Lire la suite