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En Belgique, les gilets jaunes se découvrent des ambitions politiques

Ils réaffirment leur volonté d’aller au finish en exigeant du gouvernement qu’il baisse la TVA sur les biens de première nécessité, notamment le carburant. Certains déplorent le manque de mobilisation. Reportage.

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Journaliste au service Société Temps de lecture: 4 min

Ça n’aura finalemet pris que trois jours. Ce dimanche, Claude Gilles, porte-parole de l’action citoyenne menée devant le dépôt de Proxifuel à Wierde, a annoncé que les gilets jaunes vont créer un mouvement politique afin de porter la voix des citoyens lors des prochaines élections fédérales. Ancien membre du Parti populaire de Mischaël Modrikamen, Claude Gilles doit probablement se sentir à l’étroit au sein d’un mouvement qui insiste sur sa démarche citoyenne. Ce week-end, certains représentants des différentes délégations du mouvement se sont rencontrés et ont donc décidé de lancer leur « parti » qui portera le nom de Mouvement Citoyen Belge. Récupération ? Cela y ressemble. Pas sûr en tout cas que l’initiative plaise aux centaines de citoyens qui bravent le froid depuis vendredi. Et puis le nom Mouvement Citoyen Belge est déjà utilisé par un parti qui veut, lui aussi, se présenter au fédéral.

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2 Commentaires

  • Posté par Boumal Michel, lundi 19 novembre 2018, 16:41

    La grève, c'est une chose, un droit reconnu. La manifestation, c'est autre chose, mais dont le droit est aussi reconnu. Par contre, les émeutes, c'est tout autre chose. Ce que font les gilets jaunes, en bloquant les accès aux des dépôts de carburants et en bloquant la circulation, ce n'est plus de la manifestation, c'est de l'émeute. Et l'émeute, c'est inacceptable, même en démocratie. Le prix des carburants augmente certes, mais il est bien temps que nous passions à d'autres formes de mobilité, tant pour le climat que pour ce qui reste notre indépendance économique. Les taxes sont en général très élevées ? C'est le prix à payer pour une sécurité sociale qui, même si elle est prefectible, reste un des meilleurs système au monde. Moi qui ai le coeur à gauche, je ne peux approuver ces mouvements spontanés totalement inconsidérés. Certes, pour tous ceux qui vivent à la campagne et sont condamnés à faire beaucoup de kilomètres en voiture, les prix des carburants deviennent peu soutenables. Mais qu'ils s'organisent en association pourt faire valoir leur exaspération, voire leur détresse. Du reste, il y a encore Touring, que ses affiliés devraient interpeller. L'Union des classes moyennes pour les indépendants, même si leurs dépenses professionnelles sont déductibles. Et les politiques, surtout les politiques, devant lesquels ils devraient manifester massivement au lieu de se livrer à des guérillas dont il est impossible de connaître le niveau exact de leurs revendications et avec lesquelles il est donc forcément impossible de négocier. Bref, à ces gens dont je reconnais que la colère n'est pas sans fondement, je dirai et redirai encore que l'émeute ne sert pas à grand-chose, surtout quand celle-ci dérape si souvent. Qu'ils s'organisent pour manifester massivement, sans violences, dans la Capitale et, en tournante, dans les principales villes du pays. Que ces manifestations soient énergiques, mais enfin encadrées de manière à éviter d'inutiles blessés. Qu'ils arrêtent des guérillas contraires à la démocratie.

  • Posté par Goossens Jean-marie, lundi 19 novembre 2018, 13:51

    Et si, face à ces gilets jaunes, nous organisions des gilets d'une autre couleur afin de "contre-manifester" en allant bloquer les rues où habitent ces gens pour les empêcher d'aller travailler, d'aller chez le médecin, de faire leurs courses, de recevoir leur mazout de chauffage. Et si les PME qui sont impactées par ces manifestants se trouvaient dans l'obligation de licencier le personnel par manque de travail dû à ceux-là ?? Ils se trompent de cible.

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