L’enseignement supérieur sous-financé par rapport au primaire et au secondaire

Dans son livre, Jean-Paul Lambert plaide pour un rééquilibrage des masses budgétaires réservées aux différents niveaux d’enseignement.
Dans son livre, Jean-Paul Lambert plaide pour un rééquilibrage des masses budgétaires réservées aux différents niveaux d’enseignement. - Belga.

L’enseignement supérieur souffre d’un manque de moyens. Jean-Paul Lambert, recteur honoraire de l’Université Saint-Louis, demande dans Le Soir, chiffres à l’appui, que le financement des universités et hautes écoles soit rééquilibré.

Car il existe un gouffre entre les budgets de l’enseignement obligatoire (qui comprend le primaire et le secondaire) et le supérieur. Entre 2000 et 2015, l’enveloppe pour l’obligatoire a augmenté de 10 % en Fédération Wallonie-Bruxelles, tandis qu’elle a baissé de 15 % pour le supérieur.

« Le constat est brutal : alors que tous les autres pays choisissaient d’investir à la fois dans l’enseignement obligatoire et dans l’enseignement supérieur, seule la FWB optait pour une priorité exclusive en faveur de l’enseignement obligatoire et choisissait, en conséquence, de désinvestir de son enseignement supérieur », assène Jean-Paul Lambert. Qui recommande : « Le nécessaire rééquilibrage de sflux budgétaires ne peut venir que de l’enseignement obligatoire et, en réalité, dans l’obligatoire du secondaire. »

>> Sur Le Soir +, retrouvez d’autres statistiques ainsi que l’interview de Jean-Paul Lambert

 
 
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