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La Belgique éliminée par la Suisse: les raisons de la déroute des Diables

Les Diables n’avaient plus subi pareil affront depuis le 5-0 de septembre 2009 en Espagne.

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Les pieds des Diables ont tremblé… et pas que de froid ! Dans une température annonçant l’hiver helvétique avec un bon mois d’avance, ils ont bouclé leur court parcours de 4 matchs en Ligue A de la Nations League, de manière catastrophique. En ne faisant assurément pas honneur à leur statut de médaillé de bronze russe et de nº1 mondial, les hommes de Martinez ont subi leur plus cuisant revers depuis près de dix ans. Les cinq buts encaissés par Courtois resteront longtemps sur l’estomac des fans noir-jaune-rouge.

Le doublé de Thorgan Hazard éclipsé par la rafale suisse avant la pause

Le millier de supporters belge pensait avoir fait le voyage jusqu’au cœur de la suisse pour le simple plaisir d’enchaîner quelques chants à la gloire de leurs favoris avant de pouvoir aller sacrifier au rituel incontournable de la fondue en ville. Tout indiquait, un début de partie, que les deux buts enfilés coup sur coup au gardien local par le cadet des Hazard, allaient suffire à abréger les souffrances suisses en même temps que leurs espoirs de qualification.

C’est tout le contraire qui se produisit avec une égalisation survenue en l’espace de cinq minutes, déclenchée par un penalty pour une faute que Courtois n’a pas semble-t-il pas commise. S’en est suivi alors un véritable siège du rectangle belge mené par un Shaqiri déchaîné et un Seferovic auteur d’un triplé qui pèsera très lourd, à la fois sur le moral tricolore et sur les chiffres de la fin de match.

Un flanc gauche à la rue et un Kompany trop peu patron

Depuis la Chine où il a échappé au naufrage suisse par la faute d’un passeport pas en règle, Carrasco a dû sourire dans la barbe qu’il n’a pas en voyant Chadli (et Boyata derrière lui) sombrer corps et âme. Talon d’Achille de l’équipe belge depuis le début de l’ère Martinez, le côté gauche du 3-4-2-1 a littéralement explosé sous les coups de boutoir helvètes. Et ce, sans la moindre réaction.

Avec Chadli et Boyata, c’est toute la défense belge qui a subi la multiplication des voies d’eau qui ont mené au naufrage que l’on pressentait dès l’égalisation de la Nati. Même Kompany, rompu à prendre les choses en main par avis de tempête, a trahi tous les signes d’impuissance d’un patron qui n’en croit pas ses yeux. L’ancien capitaine des Diables est d’ailleurs parti s’excuser – seul – face à la tribune des supporters belges médusés.

Batshuayi sacrifié sur l’autel d’un choix bancal de Mertens en nº9

On pensait Roberto Martinez vacciné pour de bon par rapport à la tentation d’utiliser Mertens seul en pointe après le fiasco de novembre 2016 au Pays-Bas. Un rôle que le Louvaniste occupe full-time à Naples depuis qu’il a recouvré son statut de titulaire et qui lui a permis d’avoir un pied dans les deux buts inscrits par Thorgan Hazard (2e et 17e minutes) alors qu’on en n’était qu’au tour de chauffe.

Mais c’est bien là tout le bénéfice retiré d’une option que l’on comprend mal. Et dont Batshuayi, après son doublé face à l’Islande doit encore moins saisir les subtilités en ce soir de douche froide sur la délégation belge. Certes l’attaquant de Valence ne traverse pas la meilleure période de sa carrière sur le plan psychologique en étant parfois même relégué dans les tribunes de l’Estadio de Mestalla, mais son profil de buteur (12 goals en 22 sélections) et son gabarit plaidaient largement pour lui dans le rôle de substitution à un Lukaku blessé et retourné depuis jeudi soir à Manchester. Le sélectionneur national lui a voté une motion de défiance et pour la deuxième fois après les Pays-Bas, la Suisse lui a démontré l’inefficacité de cette option.

Une occasion manquée pour la génération dorée de garder le rythme du Mondial 2018 sur la route de l’Euro 2020

Que retenir du parcours des Diables si ce n’est la dégelée subie à Lucerne et les conséquences extrêmement lourdes du bilan chiffré qui aurait pourtant dû lui valoir d’être la seule des 55 nations engagées à franchir la ligne d’arrivée avec un total de 12 points sur 12 ? Cette participation au premier Final Four aurait été particulièrement bien accueillie par le vestiaire des Diables et par le coach fédéral qui y auraient vu la possibilité d’obtenir ce que les différents tirages au sort des phases éliminatoires successives ont trop refusé à la Belgique : des adversaires du top européen à intervalles réguliers. Ce mois de juin 2019 servira finalement à tuer le temps comme lors des années impaires sans Euro ou Coupe du monde, en perdant l’essentiel de la consistance que lui aurait conféré un séjour sur le territoire portugais, sur 5 au 9 juin, en compagnie du Portugal, de l’Angleterre, les deux premiers qualifiés avec la Suisse. En attendant les Pays-Bas ou la France.

À un an de l’Euro 2020 et au milieu d’une phase qualificative dont on peut déjà présager de sa monotonie, voilà qui aurait contribué à garder le rythme de la Coupe du monde avant l’objectif secret des Diables. La tournée triomphale de l’été est terminée : l’heure est désormais à la remise en question.

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