Un nouveau «Millenium» et des réalisateurs à découvrir: nos critiques des sorties cinéma

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Millenium
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« Millenium ».

Millenium : Ce qui ne me tue pas (Fede Alvarez)

Ce nouveau Millénium nous vaut quelques plans délicieusement graphiques. Pour le reste, la Lisbeth originale est quasi vidée de sa substance.

Beautiful boy (Felix Van Groeningen)

Beautiful Boy devrait ravir les fans de The Broken Circle et laisser à quai les nostalgiques de La merditude des choses . Surtout, ce premier « film américain » de Felix Van Groeningen est d’abord le sien. Et montre un auteur aussi à l’aise outre-Atlantique que chez lui, en Belgique.

Mauvaises herbes (Kheiron)

Sans édulcorer la brutalité de la rue, des banlieues, de la vie, effleurant les problèmes de drogue, d’intégration, de pédophilie, du relationnel, Kheiron signe un film plein d’humanité et de bons sentiments. Son scénario est un peu facile. Il n’évite pas les clichés mais on ne peut nier la sincérité, la bienveillance et la douce malice qui parcourent tout le film. Une comédie joyeusement métissée qui prône la transmission, la solidarité et s’appréciera bien mieux à la télé.

Climax (Gaspar Noé)

Génie ou vaste blague ? Extrêmes, dérangeants, les films de Gaspar Noé provoquent souvent des sentiments contrastés. Un avis qui ne parvient pas à se fixer. Ou qui change avec le temps. C’est ce même sentiment diffus que l’on ressent à la vision de Climax. Formellement très beau, notamment grâce aux scènes de danse filmées d’en haut, Climax est à la fois passionnant et d’un ennui total. À la fois virtuose et stérile. Un film qui ravira ses fans et qui encouragera encore un peu plus ses détracteurs.

The reports on Sarah and Saleem (Muayad Alayan)

Voici un film et un réalisateur à découvrir. Démarrant comme un Roméo & Juliette modernisé et situé en territoires occupés, The Reports … évolue sans crier gare vers le thriller politique et le drame familial. On voit Alayan parmi les cinéastes les plus en vue de ces prochaines années.

Chien de garde (Sophie Dupuis)

C’est brut, énergique, à vif. Sophie Dupuis s’impose d’emblée avec un ton, une maîtrise et une façon à la fois viscérale et douce de filmer ses acteurs sur fond de musique qui cogne comme son film. Voici un nouveau nom à suivre.

Bains publics (Kita Bauchet)

Il y a des plans magnifiques et des moments d’émotion bruts. Il y a parfois quelques longueurs et de petits essoufflements mais une nouvelle rencontre reprend le dessus et on reste captivé par le lieu, les gens, les paroles, les non-dits, les bruits et toute la poésie qui se dégage des gens comme de cet endroit inattendu, en sursis, expression des paradoxes d’une société moderne qui souffle le chaud et le froid.

 
 
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