A Anderlecht, un bien peut en cacher un autre

A Anderlecht, un bien peut en cacher un autre
mathieu golinvaux.

C omment se porte l’immobilier à Bruxelles ? Cette question, qui ne l’a pas déjà entendue de la bouche d’un étranger ?

Force est de constater qu’il est très difficile d’y répondre tant la capitale regorge de communes aussi différentes les unes que les autres. Notre série en cours sur les « communes à la loupe » ne fait que le confirmer : le type de biens, leur état et leur localisation influencent fortement les prix. Et c’est pareil pour l’achat ou la location.

Cette semaine, nous donnons un coup de projecteur sur Anderlecht, commune de quelque 120.000 âmes située au sud-ouest de Bruxelles.

Connue pour sa gare du Midi et son marché dominical, son centre commercial Westland en passe de subir un profond lifting et son stade de football (le stade Constant Vanden Stock des célèbres Mauve et Blanc) qui garde son lustre d’antan malgré sa façade ridée, Anderlecht offre à l’investisseur une grande variété de biens et est donc courtisée par des profils d’acheteur et de locataire fort différents.

Parce que les prix y sont plus bas que dans beaucoup d’autres communes de la Région bruxelloise, elle est la cible des jeunes qui se lancent dans leur premier achat immobilier.

Mais Anderlecht est également une commune verte, et ceci en étonnera sans doute plusieurs. Allez faire un tour du côté des étangs de Neerpede, vous y croiserez un grand nombre d’adeptes du jogging car l’endroit est on ne peut plus bucolique, voire de golfeurs, Anderlecht possédant un parcours (le Royal Amicale Golf Club) qui, s’il propose des dimensions exiguës, n’en possède pas moins 18 trous. C’est en tout cas le seul « 18 trous » implanté dans la région de Bruxelles-Capitale.

Au niveau immobilier, tous les portefeuilles sont donc les bienvenus à Anderlecht. Si celui des agents immobiliers de la place se compose en majorité d’appartements 2 chambres de moins de 100 m2, il est également possible de se rendre propriétaire d’une villa bourgeoise à condition de débourser entre 450.000 et 700.000 euros ! Les nombreux projets en cours ou à venir amènent leur lot de nouveaux profils d’investisseurs.

Cette variété, déjà constatée la semaine dernière avec Molenbeek, fait incontestablement la richesse de l’immobilier bruxellois. Et permet de répondre par un « pas si mal » à la question initiale…

 
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