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Pacte migratoire de l’ONU: face à la N-VA, le MR hausse encore le ton

Dans une note adressée à la N-VA, le MR affirme qu’il « trace la ligne au gouvernement ». Personne n’exclut une crise dans la majorité, mais tout le monde dit vouloir l’éviter.

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L’épreuve de force sur le Pacte migratoire ne retombe pas. Après que le Premier ministre eut, ces derniers jours, fait savoir qu’il signerait bel et bien le texte onusien (comme il s’y était engagé à la tribune de l’ONU), les libéraux persistent et insistent aujourd’hui : dans une note signée par le Centre Jean Gol, sollicité par le Seize, ils signifient au « partenaire N-VA » que « c’est le Premier ministre, et avec lui le MR, qui imprime la ligne gouvernementale  »… Une « mise au point » adressée directement à Bart De Wever. Réaction (modérée) des nationalistes au Standaard : « Si le Premier ministre fait cela, c’est qu’il a ses raisons. »

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12 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, jeudi 22 novembre 2018, 17:59

    Alain Monsieur, les pleurnicheries n'ont pas lieu d'être. C'est le MR qui a choisi d'aller seul dans cette majorité alors qu'il ne représentait qu'un quart des électeurs francophones. Regretter ensuite les conséquences des inconséquences, c'est du blabla, des paroles verbales, du pipeau. Si le MR veut sortir par le haut de cette crise, qu'il propose donc que le parlement aie le dernier mot. Une fois n'est pas coutume, il se grandira. Paul Van Obberghen. A priori si on avait voté le 14/10 dernier pour les législatives, il n'y aurait plus de majorité suédoise. Cela dit, il ne faut pas forcément voir le catastrophisme dans cette réalité. Un gouvernement socialistes - centristes - libéraux et écologistes semble possible et peut-être même une configuration plus légère. A noter que les délires confédéralistes de la NVA tienne du rêve. Le CD&V, le VLD, le PVDA, Groen et le SP.A n'en veulent pas, et ne parlont pas des francophones. La NVA a déjà perdu des plumes le 14/10 dernier, elle est loin d'être incontournable. Serge Vandeput, les caricatures de la droite lointaine, c'est un peu fatiguant. D'une, c'est un gouvernement à majorité chrétienne démocrate - socialiste qui a réalisé les économies structurelles nécessaire pour faire entrer la Belgique dans le traité de Maastricht. De deux, c'est ce gouvernement bien à droite qui a opéré de folles dépenses fiscales (baisse de l'IPP, de l'ISOC et des cotisations sociales) largement sous-financées et qui plonge la Belgique dans le rouge! Alors vos leçons de gestions, vous pouvez les garder pour le cercles des vieux ronchons MR.

  • Posté par Jos Theys, jeudi 22 novembre 2018, 11:26

    Et pourquoi pas l'atitude française? On va signer, on va signer, on va signer ! Et quand un bateau s'amène on l'envoit ailleurs.

  • Posté par Van Obberghen Paul, jeudi 22 novembre 2018, 10:38

    La démonstration est faite que la NVA est entrée dans ce gouvernement avec un agenda caché qui lui permettra innéluctablement de réaliser l'article 1 de ses statuts: l'indépendance de la Flandre (en passant par le confédéralisme). En s'associant au seul MR, la NVA s'était engagée à ne pas faire de communautaire et seulement du socio-économique, ce qu'elle a fait (plus ou moins). Mais en forçant le MR à mener une politique socio-économique très à droite (trop?), la NVA affaiblissait son "partenaire" et renforceait son meilleur ennemi: le PS et la gauche francophone en générale. Même une partie de l'électorat du MR, écoeuré par un parti aux ordres d'un autre, menant une politique trop à droite, n'envisage plus de voter MR. Ainsi, les élections venues, la NVA n'a pas besoin de se renforcer beaucoup et peut même perdre un peu si elle reste largement en tête en Flandre. Elle a juste besoin que le MR s'écrase (ce qui est bien en marche) et que la gauche francophone (PS/Ecolo/PTB) se renforce. Ainsi, au lendemain des élections, il sera impossible de former un gouvernement. La gauche francophone ne voudra pas d'une gouvernement avec la NVA, et la Flandre ne voudra pas d'un gouvernement sans la NVA, toujours 1er parti de Flandre et de Belgique, qui serait minoritaire côté flamand. Constatant l'impossibilité de gouverner la Belgique, la prochaine législature, quelqu'en soient les composantes, pourrait alors être consacrée uniquement à réaliser le confédéralisme, prélude à l'indépendance de la Flandre. Et si le gouvernement tombe sur ce coup, il sera d'autant plus impossible de former une suédoise bis. Voilà pourquoi la NVA continue de mettre le MR en difficulté, renforceant la gauche francophone ce faisant. Et voilà pourquoi, dans un ultime sursaut de fierté, le MR résiste. Pour une fois... Et trop tard, l'effondrement a déjà commencé et il est innéluctable. Le MR s'est laissé berné par la NVA dès le départ, et ses électeurs, dont je suis, ne lui pardonneront pas une telle naïveté. Et si ça n'est de la naïveté, c'est de la complicité, et c'est au moins aussi grave.

  • Posté par Serge Vandeput, jeudi 22 novembre 2018, 11:09

    Bah, les Belges fr voteront a gauche et la descente dans l'enfer économique et sociale continuera. C'est leur choix.

  • Posté par Monsieur Alain, jeudi 22 novembre 2018, 10:30

    Pour une partie (large ?) de l'opinion, le MR a tort, quoiqu'il fasse et quoi qu'il eu pu faire ces dernières années. "L'opposition" n'a d'autre discours que de dénoncer le comportement qu'un MR n'aura de toute façon pas. "L'opposition" pollue la défense de nos valeurs fondamentales quand elle y mêle un discours politicien (lisez : axé sur l'indispensable dénigrement d'un gouvernement dont elle ne fait pas partie). L'occasion est belle de voir TOUS nos partis réaffirmer leur confiance dans notre démocratie, battons-nous POUR elle et pas CONTRE tel ou tel parti.

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