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Le média bashing salit ses auteurs

Les Assises internationales du journalisme viennent de se clôturer à Tunis. La lassitude des reporters face aux attaques, parfois mortelles, dont ils sont de plus en plus victimes a été au centre des débats.

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

La semaine dernière, pendant trois jours, plus de 500 journalistes venus d’une trentaine de pays du Moyen-Orient, d’Afrique et d’Europe se sont retrouvés à la Cité de la Culture de Tunis pour les premières Assises internationales du journalisme (1). A l’entrée, des policiers armés de mitraillettes dévisageaient les passants, des agents de sécurité scrutaient les sacs à dos. Quelques jours plus tôt, à quelques centaines de mètres de là, sur l’avenue Bourguiba, une femme s’était fait exploser près d’un groupe de policiers, faisant une vingtaine de blessés.

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4 Commentaires

  • Posté par Vanhaelen Christine, samedi 24 novembre 2018, 20:44

    Trois lecteurs avaient posté des réactions à cette chronique - j'étais l'un d'eux. Les réactions en question ont disparu. Elles étaient pourtant modérées et tenaient la route. Auraient-elles déplu ? Elles n'étaient pas extrêmes, mais, au contraire, étayées, et reflétant le malaise de citoyens concernés face aux dérives de la presse "mainstream". Ou alors, n'avons-nous pas compris la portée de l'article, pourtant écrit par un journaliste des plus honorables ? Ou alors, l'auteur avait-il mal choisi son titre, confondant "media bashing" (remise en question, justifiée ou non, de la presse occidentale d'aujourd'hui, et de ses excès) et persécutions à l'encontre des journalistes courageux qui défient des États peu scrupuleux ? Je ne sais pas. Et j'aimerais savoir. Merci.

  • Posté par Vanhaelen Christine, samedi 24 novembre 2018, 9:47

    Il ne faut pas faire la confusion entre, d’une part, le « media bashing » et, d’autre part, la répression/censure/violence à l’encontre de la profession à laquelle se livrent certains États et groupes criminels – sachant que dans certains cas, État et mafia se confondent allègrement tant leurs intérêts sont parfois liés… Oui, les journalistes ont le droit de faire leur métier en ne risquant pas leur vie. Cela étant, comme le dit l’Appel de Tunis, « Le droit de chaque citoyen à une information de qualité est un droit fondamental, comme celui de boire une eau saine, de respirer un air non pollué ». Et aujourd’hui, avec l’omniprésence d’Internet et de la publicité qui va avec, ce droit n’est plus respecté. L’information n’est plus décodée, privilégie l’instantané et même la presse réputée sérieuse ne se prive plus de nous servir des titres racoleurs pour vendre sa pub. L'info est devenue un produit, qui se dramatise, se « feuilletonnise » (spécialité de RTL). On nous la balance en vrac, à nous d’en faire ce qu’on peut. Il n’y a plus d’information, seulement de la communication et les politiciens, passés maîtres dans l’art des « petites phrases » (de préférence assassines), l’ont bien compris. Alors oui, même si je lis la « bonne presse » (essentiellement anglo-saxonne) et regarde la "bonne télévision" (Arte), je fais du media bashing, car je considère que mon droit à une information de qualité est bafoué.

  • Posté par Naeije Robert, vendredi 23 novembre 2018, 7:38

    Rétablir la confiance est en effet nécessaire, et pour cela le titre de ce texte est trompeur. J'eusse aimé que ces assises traitent aussi de la recherche constante de l'objectivité comme élément essentiel de la déontologie journalistique. La majorité des lecteurs condamnent moralement des performances de promotion personnelle telles celle récente d'un journaliste de CNN cherchant à faire l'événement plutôt que d'en rendre compte, ou le militantisme à gros sabots anti-diesel ou pro-palestinien des journalistes du Soir. La sur-exploitation tendancieuse des dénonciations anonymes est un autre réel problème. Que d'interviews de personnages masqués à la voix déformée. C'est très tendance - et très détestable. Monsieur Martoz, je revendique le droit de critiquer ces dérives sans en être sali, ni d'en être amalgamé avec des assassins commandités par des régimes totalitaires

  • Posté par Eric Eduwaere, vendredi 23 novembre 2018, 21:46

    Tellement vrai ce que vous dites ... je croyais (naivement) qu u journaliste rapportais les news OBECTIVEMENT sans biaiser , san tronquer , . hors celà semble de plus en plus difficile. Que ce soit au "Soir" ou à le Rtbf (médias de référence en "francophonie" il est devenu impossible de voir un seul article ou émission qui ne critique pas nos gouvernants (il fallait pas voter pour eux alors N.. D.. D..., ces gens sont au pouvoir par une majotité de "citoyens", n en déplaise aux médias) Même une émission comme "c est pas sérieux" est devenue inaudible à force de (gros...gras) rire lorsque des sous amuseurs sortent des "blagues" (mort de rire hahahaha) critiquant le gouvernements ..... Marre des médias

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