EuroMillions League: le Brussels bat Charleroi 76-73 en ouverture de la 9e journée

EuroMillions League: le Brussels bat Charleroi 76-73 en ouverture de la 9e journée
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Le Brussels tenait déjà son match de référence. Mais il a accroché sa plus belle victoire de la saison, la 3e de rang et la première face à l’un des trois favoris qu’il ambitionne de surprendre en playoffs, au terme d’un match qui a tenu toutes ses promesses.

Il opposait l’attaque la plus prolifique à la défense la plus hermétique, deux candidats au Top 4 qui montent en puissance, même si le Brussels n’avait plus joué depuis deux semaines et que Charleroi restait sur une nouvelle élimination européenne précoce, deux noyaux profonds qui rivalisent de qualités athlétiques… Ces ingrédients devaient chauffer le chaudron de Neder enfin comble et le score en attestait à la mi-temps : 47-44 alors que l’intensité n’avait autorisé de paniers faciles que sur pertes de balle (4 à 9).

Les Spirous conservaient donc une marge. Lâchés jusqu’à 21-13 sous la furia d’un Brussels bien décidé à affirmer son statut d’outsider, les Carolos n’avaient mené qu’à 28-30, juste après un premier acte ultra-offensif. Il était donc écrit que le rythme se diluerait. Mais pas la qualité (61 vs 55 % de tirs inscrits à la pause), Stevens ayant pris le relais de Peciukevicius dans le rôle du leader bruxellois tandis que Sorokas, le remplaçant de Katic, était sorti du banc aussi affûté que Mobley côté carolo.

Charleroi reprit toutefois comme il avait entamé les débats. L’écart culminant à 60-46 soulignait autant sa tendresse que l’énergie de son hôte, aussi intransigeant en défense qu’agressif dans ses attaques de l’anneau. Mais même s’il possède en Niels Foerts un prometteur meneur belge, le Brussels n’a pas (encore ?) la gestion dans les gênes : refusant de ralentir, il invita le banc carolo, Marchant et Hervelle singulièrement, à rouvrir le dernier quart, entamé à 67-62.

Le Brussels méritait la victoire, pour son remarquable aplomb, son organisation défensive et sa domination collective. Les Spirous, eux, manquent encore de constance dans cette dimension, mais leur talent et leur caractère demeuraient des menaces vivaces, revenant une fois encore, de 74-66 à l’abord du « money time » à 74-73 à moins de 2 minutes du terme. Leur défense n’autorisait plus une bouffée d’oxygène, mais elle octroya le… seul panier de Radic et l’anneau refusa d’avaler le tir égalisateur de Linhart.

 
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