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Gilets jaunes en France: l’opposition accuse Macron de décrédibiliser le mouvement

Le gouvernement français est accusé de vouloir réduire le mouvement à des violences de «l’ultradroite» pour le décrédibiliser.

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Un «acte 2» moins mobilisateur en France, mais avec des incidents violents à Paris : la manifestation des «gilets jaunes» samedi sur les Champs-Elysées a donné lieu à des échauffourées et des interpellations, violences condamnées par Emmanuel Macron.

Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a fait la distinction entre les manifestants «bon enfant» et les «séditieux» de «l’ultradroite» qui «ont répondu à l’appel notamment de Marine Le Pen» à défiler sur les Champs-Elysées, où des heurts ont opposé toute la journée forces de l’ordre et «gilets jaunes». Au total, les manifestants, estimé à environ 100.000 personnes, étaient moitié moins nombreux que le 17 novembre.

Marine Le Pen a aussitôt répliqué sur LCI qu’elle n’avait jamais appelé à quelque violence et a accusé à son tour le gouvernement d’organiser la tension et de faire d’elle un bouc émissaire. Selon elle, le gouvernement voulait détourner l’attention des revendications des «gilets jaunes», qui réclament notamment une annulation des taxes sur les carburants et des mesures pour le pouvoir d’achat.

Le premier vice-président des Républicains Guillaume Peltier a lui jugé «tellement facile» de «réduire ce mouvement à certains agissements inadmissibles» au lieu de «nous écouter».

Arrogance

Le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan a lui estimé que «les petites polémiques sur 15 imbéciles aux Champs-Elysées ne concernaient pas les Français». «C’est quand on est injuste, arrogant, méprisant comme l’est Emmanuel Macron que le désordre arrive», a déclaré sur TF1.

A l’extrême-gauche, le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, dans une mauvaise passe depuis les perquisitions à son domicile et au parti, a contesté la volonté, selon lui, de M. Castaner de faire croire que «la manifestation des ‘gilets jaunes’ soit d’extrême droite et peu nombreuse». «La vérité est que c’est la manifestation massive du peuple. Et ça, c’est la fin pour Castaner», a tweeté le député, qui participait à une autre manifestation contre les violences faites aux femmes.

«Quand un mouvement est soutenu par les 3/4 des Français, on lui répond», a estimé le Premier secrétaire du PS Olivier Faure. «Ce n’est pas en désignant ceux qui à l’ultradroite cherchent à récupérer le mouvement des +gilets jaunes+ que le gouvernement stoppera la colère».

 

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1 Commentaire

  • Posté par Rouvroy A., dimanche 25 novembre 2018, 9:19

    Je précise d'entrée que je ne suis ni fan ni supporter de Marine Le Pen. Mais quel bashing autour d'elle ! Tout est bon pour la décrédibiliser. L'émission "C à vous" de ce samedi a notamment mis en évidence la mauvaise foi (habituelle) de JM Apathie, couplée à celle du journaliste Alain.Duhamel pour imputer - à tort - à cette femme politique la responsabilité du comportement imbécile de quelques casseurs solitaires. ça s'appelle une manœuvre de diversion et de soutien au président et ses ministres qui ont créé eux-mêmes cette révolte - paisible - des citoyens menacés d'asphyxie financière. Et c'est minable d'user de tels procédés.

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