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Quel sera le nouveau mot de l’année? Faites vos propositions (sondage)

Quel sera le « nouveau mot de l’année » 2018 ? L’an dernier, c’est « Fake news » qui avait emporté les suffrages des lecteurs du Soir. Lequel lui succédera ?

Temps de lecture: 3 min

Quel sera le « nouveau mot de l’année » 2018 ? L’an dernier, c’est « Fake news » qui avait emporté les suffrages des lecteurs du Soir. Lequel lui succédera ?

Pas de changement pour ce quatrième millésime de l’opération menée par Le Soir et l’UCL. La formule reste la même. Et l’objectif aussi : il s’agit toujours, en s’appuyant sur les propositions du grand public, de faire émerger le mot ou la locution qui a connu une diffusion significative en 2018 et que l’on ne trouve pas encore dans l’édition la plus récente des dictionnaires usuels du français tels que le Petit Robert ou le Larousse.

Concrètement : la première phase est lancée ce mercredi. Il s’agit de recueillir les propositions des lecteurs du Soir via notre site internet. C’est important : le mot ou la locution que vous soumettrez doit être accompagné d’une (courte) définition. Il est possible de soumettre des propositions de néologismes jusqu’au 30 novembre.

En décembre s’ouvrira la seconde phase de l’opération : le vote. Après analyse de toutes les propositions, le centre de recherches de l’UCL Valibel – Discours et variation soumettra à un jury composé de personnalités du monde des lettres la liste des mots qui entrent dans les critères de sélection. Ce dernier en gardera dix, sur la base de leur originalité et leur forme sonore et graphique, et les soumettra aux votes des lecteurs du Soir. À la fin du mois de décembre, le vote sera clôturé et nous saurons quel mot nouveau a marqué l’année 2018.

L’opération est pilotée par le linguiste et chroniqueur du Soir, Michel Francard. « L’idée de cette opération qui s’appuie sur les propositions du public, c’est de dire que la langue appartient aux usagers, et pas à une élite un peu mythique. Il est important que les linguistes prennent cela en compte », explique le professeur émérite de l’UCL, qui note que les résultats des trois premières éditions (« spoiler » en 2015, « Brexit » en 2016 et « Fake News » en 2017, lire ci-contre) témoignent du fait que les lecteurs du Soir ont le nez fin pour repérer et élire les mots qui émergent et se propagent dans l’usage.

Pas le seum

L’année 2018 a-t-elle été un bon cru pour la production langagière ? Peu de mots paraissent s’imposer, aux yeux de Michel Francard. D’où l’importance de faire appel au plus grand nombre, pour multiplier les chances de les repérer. Nous lui suggérons le mot « seum », dont l’usage fut (hélas pour les supporters belges) très répandu au lendemain de l’élimination des Diables rouges de la Coupe du monde des œuvres de la France. Fausse bonne idée, explique Michel Francard : car s’il fut beaucoup employé en 2018, ce mot issu de l’arabe sèmm (« venin ; rage ») et signifiant la frustration, la colère, est en réalité attesté dans l’usage depuis les années 90 et figure déjà au dictionnaire. Idem pour « grossophobie » ou « jupitérien », qui ont certes refait surface cette année, mais sont plus anciens qu’on ne pourrait le penser. Il ne s’agit donc pas de nouveaux mots de l’année.

De son côté, Michel Francard s’attend à trouver dans ces néologismes 2018 des mots popularisés par les réseaux sociaux, d’une part, et des anglicismes, d’autre part, les deux catégories s’épaulant souvent mutuellement dans la production de néologismes. À vos mots !

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