Zakia Khattabi sur la suspension d’Emmanuelle Praet: «Ecolo n’a pas appelé RTL!»

Zakia Khattabi, la co-présidente d’Ecolo, n’a pas appelé RTL pour faire pression, assure la chaîne privée.
Zakia Khattabi, la co-présidente d’Ecolo, n’a pas appelé RTL pour faire pression, assure la chaîne privée. - Hatim Kaghat.

La suspension de l’antenne de RTL d’Emmanuelle Praet est-elle due à une pression politique, comme le laissait entendre Theo Francken (N-VA) dans un tweet dimanche ?

« Non, assure Zakia Khattabi, la coprésidente d’Ecolo. Je n’ai pas appelé RTL. J’étais scandalisée devant ma télé et j’ai juste fait un tweet pour demander une condamnation des propos d’Emmanuelle Praet. Je m’attendais simplement à ce qu’au début de la prochaine émission, Christophe Deborsu dise qu’il y avait eu désinformation et condamne fermement le propos. »

« C’est la fachosphère qui s’exprime »

Zakia Khattabi regrette que son parti se retrouve lié à cette polémique. « Je ne me sens pas concernée ni de près ni de loin par la décision prise par RTL. Je me fiche de savoir ce que les commentateurs disent. C’est la fachosphère de Theo Francken et compagnie qui s’exprime. Quand il dit que ce sont “les coprésidents”, c’est déjà faux puisque Jean-Marc Nollet n’a pas tweeté. Il est au Liban. »

La patronne des Verts assure qu’elle n’avait aucune intention de provoquer la suspension Emmanuelle Praet. « Je connais son discours et on ne partage pas les mêmes positions, mais je ne suis jamais intervenue. Ecolo n’est pas épargné par les commentateurs, c’est le jeu mais, cette fois, elle a franchi une frontière en donnant une consigne de vote après avoir menti. »

RTL confirme

Du côté de RTL, on est catégorique : « Il n’y a pas eu de coup de fil de la part de Zakia Khattabi », insiste-t-on fermement, tout en admettant, que « comme c’est le cas pour tous les médias, il est fréquent qu’un débat suscite de nombreuses réactions, que ce soit en direct ou sur les réseaux sociaux ». La chaîne privée en profite pour rappeler qu’il n’existe pas de téléphone rouge entre l’avenue Georgin et les états-majors des partis. « Nous sommes une entreprise privée. Notre conseil d’administration n’est pas composé de représentants de partis. Et nous n’en avons pas besoin pour fonctionner. Nous prenons nos décisions de manière indépendante ». La flèche décochée en direction du boulevard Reyers est, au passage, à peine allusive…

Qu’est ce qui, dès lors, a motivé la direction de RTL, un dimanche après-midi ? « Ce que nous attendons d’un ou une polémiste, c’est d’alimenter un débat, en fonction de ses propres opinions et valeurs. Ces différentes personnalités se doivent d’être le reflet des opinions publiques. Tant que cela reste dans ce cadre et que l’argumentaire sur un sujet est nourri factuellement pour éclairer l’opinion, il n’y a pas de problème. Ici, cela n’a pas été le cas, souligne-t-on chez RTL. Les propos ne sont pas étayés. Emmanuelle Praet a confondu son rôle avec celui d’une femme politique pour faire passer une pensée généraliste – sous-entendu « café du commerce ». La ligne rouge a été franchie ».

Sur le même sujet
MédiaLiban
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous