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Accord sur le Brexit: un «happy end»?

Un deuxième référendum sur le Brexit reste possible, mais même s’il conduit à un retour au sein de l’Union européenne, la polarisation politique au Royaume-Uni n’en diminuera pas pour autant, au contraire.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

Après dix-sept mois de négociations, un accord a été atteint le week-end dernier, réglant la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Si cela a duré si longtemps c’est parce que, en raison de divisions internes, le gouvernement britannique ne parvenait pas à faire connaître à ses interlocuteurs européens ce qu’il voulait réellement.

Rarement dans l’histoire ignorance et mensonges ont conduit un pays à se nuire à lui-même comme l’a fait la Grande-Bretagne depuis le référendum sur le Brexit de 2016. L’accord de retraite de l’Union que Theresa May a obtenu est à tous égards pire que ce que le pays aurait pu avoir s’il était resté dans l’UE.

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2 Commentaires

  • Posté par Capiaux Alain, mardi 27 novembre 2018, 19:40

    Je reprends : Il se pourrait alors que la Grande-Bretagne sorte de l’UE en mars 2019 sans accord. Il faudra alors percevoir des droits de douane sur le commerce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Faudrait t'il nécessairement introduire des droits de douane? Droits s'ils sont appliqués fera du tort aux exportations britanniques vers l'union européenne mais certainement beaucoup de tort aux exportations européennes vers la Grande-Bretagne.

  • Posté par Sebastien Libon, mercredi 28 novembre 2018, 20:39

    Pourquoi (le tort sur les export plus fort d'un côté que l'autre)? Cela serait-il lié à une dévaluation de la livre? Une relaxation rapide de toutes sortes de standards (ex: taxes environnementales à la production; taxes sociales en général) ? Sinon, il semble pourtant logique que relativement pour beaucoup d'entreprises, la part export des entreprises UK vers EU sont plus importantes que l'inverse (entreprises EU vers UK). A ce titre, les EU seraient plus solides et relativement plus fortes en business que leurs concurrents UK. Concrètement, il sera beaucoup plus facile de vendre du chocolat Belge en Espagne que son "équivalent (haha)" UK en Espagne. Les ventes et volumes de production diminuant plus radicalement côté UK, l'impact se retrouverait en inflation sur les prix de ventes côté UK et moins côté EU. Il y a aussi l'inflation importée (bien visible en matières premières et produits semi-finis) qui si elle est mal gérée (il faut du cash…) pénalise directement les exports (bien visible en produits finis). Bref, la différence relative de la part export UK vers EU par rapport aux entreprises EU vers UK déséquilibre les indicateurs UK plus que EU. ?la cause de la dévaluation pure (dépréciation) non? Bien sur, il s'agit seulement du court et moyen terme. Pour le long terme tout le monde rebondi différemment...

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