«Robin des Bois», un vrai film pop-corn: nos critiques des sorties cinéma

«Robin des Bois», un vrai film pop-corn: nos critiques des sorties cinéma

Robin des Bois (Otto Bathurst)

C’est sûr, les puristes resteront de marbre devant ce relooking forcené et le côté sexy de Taron Egerton. Mais on peut aussi prendre un plaisir simple et idiot devant ce vrai film pop-corn au déploiement visuel indéniable.

Lola et ses frères (Jean-Paul Rouve)

Posant un regard juste et bienveillant sur ses contemporains, Rouve parle d’une France normale avec ses hauts et ses bas. On y saisit l’air du temps et tout ce qui est immuable dans nos rapports avec les autres, la vie, l’amour, la mort. Emerge inévitablement un sentiment d’empathie envers les personnages si semblables à nous.

Capharnaüm (Nadine Labaki)

Un pamphlet contre la justice aveugle, contre les politiques hypocrites, contre les traditions d’un autre âge. Un pamphlet qui pose des questions taboues sans pour autant (chercher à) y répondre, certes, mais qui donne un visage à la misère qui nous entoure, tous les jours, mais qu’on refuse de voir.

Une valse dans les allées (Thomas Stuber)

Dans un cadre on ne peut moins glamour, Thomas Stuber va puiser la poésie et l’imaginaire dans les yeux de ses personnages, qui trahissent leur solitude, un manque de communication et l’absurdité de leur vie au quotidien. Le supermarché ou le miroir d’une société impersonnelle et mécanisée.

Sauver ou périr (Frédéric Tellier)

Ce film raconte un combat aussi touchant que complexe et universel. Jouant constamment sur l’émotion, il a toutefois tendance à trop vouloir nous émouvoir. Il touchera donc certains mais en agacera d’autres.

Les veuves (Steve McQueen)

Widows impressionne par son casting. Une force de frappe qui ne lui suffit pas à proposer un film 100 % abouti. Il se complaît aussi parfois dans le genre « film d’action à gros budget », avec des scènes souvent attendues malgré quelques jolies surprises. Bref, un bon film d’action mais on en attendait un peu plus de McQueen.

Ernest et Célestine en hiver (Jean-Christophe Roger & Julien Cheng)

Ce programme de quatre courts-métrages est cohérent, plein de douceur, de malice et de bienveillance. Fidèles aux originaux, les décors rendent hommage à la finesse des aquarelles de Gabrielle Vincent. 2D, 3D, l’animation offre un rendu proche du dessin. Joli et tendre programme à voir sans modération dès 3 ans.

The Grinch (Yarrow Cheney & Scott Mosier)

On se croirait dans un joli pop-up tout à fait inoffensif. Les personnages sont adorables. C’est visuellement riche, bien animé et tout mignon pour un jeune public qui doit comprendre que l’amour vaut tous les cadeaux du monde.

 
 
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