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Tirage au sort Euro 2020: le rachat des Diables passe par Dublin

Les yeux rivés sur le Convention Center de Dublin et sur l’avenir après la terrible déroute suisse en Nations League, les Diables rouges vont se lancer dans l’aventure des éliminatoires de l’Euro 2020, dont le tirage au sort se déroule ce dimanche en Irlande. Verdict des boules peu après midi !

Temps de lecture: 3 min

Roberto Martinez, arrivé samedi soir dans la capitale irlandaise, n’a pas besoin de se mettre à la recherche d’un trèfle à quatre feuilles dans le verdoyant Phoenix Park de Dublin : le statut de tête de série de la Belgique et le règlement qui offre une qualification directe aux deux premiers des dix groupes lui permettent d’aborder ce tirage au sort des éliminatoires de l’Euro 2020 de manière, sinon détendue, très posée. De quoi nous promettre un passionnant ennui tout au long de l’année 2019 ? Pas si sûr… Ce serait déjà oublié l’incroyable déconfiture (ou plutôt raclette) suisse et le gâchis de cette Nations League, première du nom. Dans une poule avec la Nati, donc, et l’Islande, soit la moins compliquée de la Ligue A, les Diables rouges sont passés à côté d’un Final Four que tout le monde croyait acquis. Un faux pas qui ne remet pas tout le travail fourni depuis plus de trois ans en question, mais qui interroge sur la capacité de ce groupe à se relever après une première mise au tapis. Autrement dit, les certitudes ont quelque peu bougé. Pour démontrer qu’il s’agissait d’un échec isolé, les médaillés de bronze de la dernière Coupe du monde ont tout intérêt à aborder ces éliminatoires de l’Euro 2020 avec entrain et conviction.

Martinez, 3e meilleur coach

Présente aux Mondiaux 2014 et 2018 ainsi qu’à l’Euro 2016, cette génération vise d’ailleurs une participation à son quatrième tournoi majeur de rang, un exploit qui n’a été réalisé qu’à une seule reprise, c’était dans les années 80, avec une présence de la Belgique aux tournois continentaux de 1980 (Italie) et 1984 (France) et à la grand-messe du foot en 1982 (Espagne) et 1986 (Mexique). S’ils veulent démontrer une bonne fois pour toutes qu’ils ont surpassé leurs glorieux aînés à tous les niveaux, les talents du moment vont devoir être grands dans les prochains mois, peu importe la concurrence. Les (trop ?) nombreux impératifs du tirage au sort devraient offrir des adversaires éclectiques au collectif « noir-jaune-rouge », alors que Roberto Martinez, toujours friand d’un discours teinté de prudence (« Il n’y a plus de petites équipes », nous dit-on), pourrait en profiter pour affiner des statistiques qui ne manquent pas de brillance. Depuis son arrivée sur le banc du Heysel, le Catalan, désigné 3e meilleur coach de l’année par la Fédération Internationale de l’Histoire du Football et des Statistiques (IFFHS), a disputé 33 matches, pour un bilan de 24 victoires, 6 partages et 3 défaites. Soit une moyenne de 2,36 points par rencontre. Confronté à ses premières vraies critiques suite au naufrage de Lucerne, le sélectionneur fédéral veut croire que tout sera oublié en mars, au moment d’entamer les qualifications pour cet Euro 2020.

On en viendrait presque à espérer voir l’Allemagne, épouvantail du pot 2, tomber dans la poule des Diables rouges pour les inciter à ne pas déjà voir plus loin. Car l’expérience de la Nations League a débouché sur une grande leçon : il ne suffit pas de paraître pour triompher, même quand on occupe le premier siège du ranking FIFA.

 

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