Les médecins ne prescrivent pas assez de médicaments génériques

©Dominique Rodenbach/Le Soir
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On en trouve dans huit armoires à pharmacie sur dix. Et 99,9 % des médecins en ont prescrit durant l’année 2017. Le succès des médicaments génériques est incontestable en Belgique… mais il doit être relativisé.

C’est ce à quoi s’emploie la mutualité socialiste Solidaris, qui fait référence à une mesure de la ministre Maggie de Block pour alléger le budget des soins de santé : augmenter de 50 % à 60 % du total de ses prescriptions, le quota que chaque médecin doit proposer en médicaments parmi “les moins chers”. La mesure est valable pour les généralistes depuis le 1er janvier 2017 ainsi que pour les spécialistes depuis cette année. Quand on parle de médicaments moins chers on fait le plus souvent référence à des génériques, soit les copies d’originaux dont le brevet est arrivé à expiration.

Sur le terrain, la norme de 60 % est loin d’être atteinte alors même que la structure de l’offre pourrait permettre d’atteindre 70 % (7 médicaments sur 10 ont en effet une alternative générique) : la part de marché des molécules moins chères est passée de 53,6 % en 2016 à 54,8 % en 2017. Un petit pourcent à peine…

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