«Utøya, 22 juillet», «Ma mère est folle», «Pupille»...: nos critiques des sorties cinéma de la semaine

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Utøya, 22 juillet
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« Utøya, 22 juillet ».

Utøya, 22 juillet (Erik Poppe)

Ce film rend l’attaque d’Anders Behring Breivik glaçante, le mal prenant. On se sent en effet emprisonné sur l’île avec les jeunes victimes, d’abord incrédules puis terrorisés. Il a par moments tendance à trop tendre vers le conte mais reste un grand objet de cinéma.

Mortal engines (Christian Rivers)

Ma mère est folle (Diane Kurys)

Comédie tendre et joyeusement déraisonnable. Le portrait d’une femme libre, d’une battante. S’il cherche un peu trop la situation cocasse à tout prix, le film tient par l’alchimie qui existe entre Fanny Ardant et Vianney ainsi que par de farfelus seconds rôles assumés par un casting épatant. Une comédie sans prétention, bienveillante, un peu folle et, au final, pleine d’humanité.

Pupille (Jeanne Herry)

C’est prenant, émouvant, bouleversant. Dommage que la réalisatrice altère cette force émotionnelle par une approche un peu trop démonstrative des procédures. C’est très documenté mais cela se sent un peu trop.

Woman at war (Benedikt Erlingsson)

Originalité et audace sur fond de nature sauvage sublime. Un thriller écologique inattendu où humour et engagement font bon ménage. Sous des dehors savoureusement burlesques, le film aborde intelligemment la question cruciale de notre rapport à la nature, des droits qui la régissent et de l’urgence de faire quelque chose. Que ce soit pour l’environnement et pour l’être humain.

Braguino (Clément Cogitore)

Du cinéma brut effrayant et désespéré. Clément Cogitore questionne notre humanité en rejouant le drame de l’individualisme face à l’intérêt collectif à travers un conte cruel aux confins du monde. Cette parabole hante encore, encore, encore.

Les confins du monde (Guillaume Nicloux)

Sueur des corps qui craignent la mort, vapeur d’opium, filles de plaisir et cages humaines. Du chaos extérieur au chaos intérieur, Gaspard Ulliel exprime une large palette d’émotions tout en nourrissant une ambiguïté étrange.

De chaque instant (Nicolas Philibert)

Le film impose une immersion totale, sans respiration, hyperdidactique. Mais c’est fait de manière tellement rébarbative pour le spectateur lambda qu’il aura du mal à y voir le reflet de notre humanité.

Mary Shelley (Haifaa Al-Mansour)

Cette commande hollywoodienne manque d’âme et de passion. Si l’ensemble est élégant, Haifaa Al-Mansour se confond aussi dans un décor et dans une mise en scène trop classiques et trop convenus pour rendre pleinement justice au personnage hors-norme qu’elle aborde. S’il est présent, le discours féministe est aussi un peu trop convenu. Un film qui permet de lever de voile sur le personnage passionnant de Mary Shelley mais qui manque aussi de fureur et d’ardeur.

Pour vivre heureux (Dimitri Linder et Salima Sarah Glamine)

Si le sujet semble aujourd’hui avoir été abordé assez régulièrement, Pour vivre heureux reste un film touchant, porté par un casting d’acteurs forts et convaincants, dont la plupart sont non professionnels.

Astérix, le secret de la potion magique (Alexandre Astier et Louis Clichy)

Une histoire originale pour des personnages en 3D tout en rondeur.

Harry Gruyaert, photographer (Gerrit Messiaen)

 
 
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