Une majorité alternative soutient le pacte migratoire au Parlement, sans la N-VA

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Le MR, le CD&V, le VLD (partenaires de la suédoise), les verts d’Ecolo et de Groen, le CDH et le SP.A (dans l’opposition) se sont entendus, mercredi en commission des Relations extérieures à la Chambre, sur le texte d’une résolution soutenant le pacte migratoire (on y parle de « migrations sûres, ordonnées et régulières ») et précisant notamment, via un amendement, que les signataires (de ladite résolution) « demandent une concertation » avec différents autres Etats européens afin de préciser ensemble la portée du pacte. Un peu le retour à une sorte de déclaration d’interprétation (en l’occurrence, à l’échelle européenne), dont on parlait beaucoup dans la majorité ces derniers jours, et dont la N-VA ne voulait pas (on sait que, pour sa part, elle dit non au pacte et non à une déclaration interprétative).

Le PS, qui ne s’associe pas à cette majorité parlementaire alternative, a déposé et voté une motion qui appelle, pour sa part, à se prononcer pour le pacte des migrations « sans réserve ». Défi et le PTB, qui n’ont pas le droit de vote en commission, n’excluent pas de voter le texte en plénière ce jeudi (ils aviseront), pour autant, ont-ils expliqué, que l’on précise ce que l’on entend lorsqu’on se réfère à la « concertation avec les pays européens ». La N-VA, comme prévu, a voté contre la résolution MR et consorts.

Scénario absurde ou praticable ?

Dans ces circonstances, Charles Michel pourra-t-il se rendre à Marrakech la semaine prochaine en se prévalant d’un mandat parlementaire, et fort de la majorité alternative du jour ? Cela, tout en ne représentant pas officiellement un gouvernement, le sien donc, où il n’y a pas consensus à cet égard, puisque la N-VA ne veut pas du pacte et refuse de voir le Premier ministre se produire au nom de l’exécutif sur cette question… Alors, absurde ce scénario ?, ou bien praticable ? Juristes et constitutionnalistes se diviseront sans doute. Et ce n’est pas une histoire belge.

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