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Jette, une commune où l’on veut habiter

Jette est la petite dernière des communes que nous avons visitées pour notre série sur l’immobilier. Le cadre de vie y est agréable et les projets fleurissent.

Journaliste en charge du Soir Immo Temps de lecture: 2 min

Suite et fin de notre série consacrée à plusieurs communes de l’agglomération bruxelloise.

Après Molenbeek-Saint-Jean, Anderlecht et Koekelberg, focus cette semaine sur Jette, une commune où, de l’aveu même de ses habitants, il fait bon vivre.

Centre névralgique de la commune, la place du Miroir nouvellement refaite (et désormais piétonne) n’est qu’un de ses multiples attraits grâce, notamment, à ses commerces et son marché dominical qui fait toujours le plein. La prolongation du tram (le 9) a également favorisé la mobilité des habitants.

Sur le plan immobilier, Jette n’est finalement pas fort différente de ses consœurs précédemment analysées. Les mêmes constantes reviennent : prédominance pour la recherche d’appartements 2 chambres, demande également importante pour les maisons de rapport (mais elles se font rares tant elles se vendent à la vitesse de l’éclair), besoin important de logements, absence de terrains vierges à l’achat et de biens supérieurs (les quatre façades sont quasi inexistantes), présence de projets immobiliers en cours ou à venir.

Au niveau des prix, on dira que Jette est plus chère que Molenbeek et Koekelberg. Il vous faudra débourser entre 120.000 et 125.000 euros (hors frais) pour un appartement 1 chambre. Ajoutez entre 35.000 et 40.000 euros pour un 2 chambres. Des prix qui sont en hausse même s’il s’agit pour l’instant d’une hausse contenue.

Mais au contraire de ses consœurs, Jette propose sans doute un nombre plus important de projets en cours. L’immobilier neuf s’apprête d’ailleurs à connaître une hausse puisque certains promoteurs annoncent sur leur site des prix de vente supérieurs à… 400.000 euros.

Si nous avons porté notre choix sur Molenbeek, Anderlecht, Koekelberg et Jette, ce n’est bien sûr pas innocent. Le but était de montrer que ces communes que l’on pourrait qualifier de « populaires » ont elles aussi des attraits, immobiliers et autres d’ailleurs.

Ce n’est pas un hasard si, dans chacune d’elles, les notaires et agents immobiliers que nous avons interrogés constatent un intérêt grandissant de la part des acheteurs occupants, mais aussi des purs investisseurs. Un signe qui trompe rarement…

 

Projets: le résidentiel a la cote

Temps de lecture: 3 min

Sur les sites web immobiliers, les projets résidentiels neufs à Jette se font nombreux et se vendent comme des petits pains. De 150.000 € à plus de 400.000 €, il y en a pour tous les goûts et les budgets. Comptant généralement entre une demi-douzaine et une vingtaine d’appartements, ils partagent un style architectural moderne et simple et favorisent les espaces extérieurs, qu’il s’agisse de balcons ou de jardins partagés ou privatifs.

Près du parc Roi Baudouin, un projet nommé « Gaston » propose à la vente des appartements qui devraient voir le jour d’ici l’année 2021. L’immeuble résidentiel comptera 22 appartements de une, deux et trois chambres. De 199.000 € à 375 000 €, les biens sont de surfaces variant entre 72 et 136 m2. Au rez-de-chaussée, un commerce de 261 m2 est mis à la vente au prix de 445.000 €. Côté sud, des terrasses filantes offrent à chaque appartement la possibilité de profiter d’un bel ensoleillement. Le bâtiment respectant les normes énergétiques passives est dessiné selon une architecture moderne traduite dans des façades où la brique domine.

A proximité, rue Dansette, un projet de douze appartements se construit autour d’un parc commun et de jardins privatifs disposés autour de ce premier espace extérieur central. Il reste seulement trois biens encore disponibles à l’achat et le prix à payer pour devenir l’un des derniers propriétaires s’étend de 174.369 € à 322.000 € pour des appartements aux superficies allant de 70 m2 à 146 m2. Du côté de la résidence Riviera, autre bien neuf, on compte dix appartements, deux studios, un penthouse et un espace commercial. Seuls neuf biens sont toujours disponibles à la vente. L’architecture se développe en hauteur, au croisement de deux rues. Il faut ici compter entre 136.900 € et 289.000 € à l’achat pour un bien d’une superficie de 80 m2 à 116 m2.

A deux pas de la station Simonis, chaussée de Jette, le projet Moranville II complète un ensemble de 29 logements réalisés en 1996. Le bâtiment passif referme la parcelle où est né le projet Moranville I. Pour cette nouvelle réalisation, ce sont quatre logements qui seront construits. Le chantier entamé au mois de mars 2017 accueillera trois appartements duplex, dont deux appartements deux chambres ainsi qu’une maison deux chambres adaptée aux personnes à mobilité réduite. Le projet dont le promoteur est Citydev.brussels, maître d’ouvrage unique, a été dessiné par le bureau YY Architecture. Ses formes cubiques et ses terrasses à rue creusées dans les volumes écrus s’intègrent dans la mixité des époques composant l’architecture de la rue.

Entre la chaussée de Wemmel et la rue Léon Theodor, l’ancien terrain accueillant les industries pharmaceutiques Pfizer a vu se terminer en 2013 un complexe de 34 logements ainsi qu’une crèche. Alors qu’un promoteur privé a implanté une nouvelle construction et rénové deux des anciens bâtiments, Citydev.brussels y a conservé la structure du dernier bâtiment afin de compléter cet ensemble. Le style architectural tend à rappeler l’activité passée de cette parcelle industrielle.

Détruire pour mieux reconstruire et ce pour répondre aux besoins en logements de la population, c’est de cette manière que se caractérise actuellement le paysage immobilier dans la commune de Jette. Les immeubles à appartements redessinent petit à petit le visage des rues où les maisons à vendre se font rares et les appartements deux chambres incontournables.

Agent: des prix plutôt homogènes

Temps de lecture: 4 min

A Jette, le marché de l’immobilier connaît des hauts et quelques bas, mais il se porte globalement bien. Hormis certains appartements plus anciens qui ont perdu de la valeur en raison des charges de copropriété élevées, les prix sont plutôt à la hausse ces dernières années. « Je ne sais pas si c’est l’attrait de Jette ou des mesures comme l’abattement sur les droits d’enregistrement qui sont à l’origine de cette évolution, mais le contexte est globalement favorable au marché immobilier dans la commune, tant au niveau des prix que du nombre de transactions », observe Patrick Balcaen, gérant de l’agence Immo Balcaen. Au niveau des atouts que la commune a à offrir à ses habitants, l’homme mentionne la présence de plusieurs parcs, le côté « village convivial » ou encore les facilités en termes de mobilité. « Au moment où les travaux de prolongation de la ligne de tram ont commencé, on a ressenti quelques craintes du côté de certains propriétaires. Mais au final, la situation d’un bien près de ce tracé est devenue un atout en termes de vente ! »

Les acheteurs apprécient aussi tout particulièrement le quartier des Jardins de Jette pour son aspect plutôt calme et aéré (malgré la proximité du ring), ses parkings et ses terrasses souvent conviviales. Les biens ont d’ailleurs tendance à s’y vendre plus cher qu’ailleurs mais, comme le constatait le baromètre des notaires 2017, les prix immobiliers sont plutôt homogènes à Jette. Selon Patrick Balcaen, ce phénomène est notamment lié à la faible présence de biens de standing. « Le haut de gamme est une toute petite niche à Jette. Il y a peu de demandes et d’offres, notamment parce que les maisons quatre façades sont peu nombreuses dans la commune  », souligne-t-il.

L’immobilier jettois est plutôt caractérisé par une majorité d’appartements, qui représentent environ 75 % du marché ces dernières années. Les deux chambres arrivent en tête des demandes devant les une et trois chambres et se négocient généralement autour de 2.000 euros du mètre carré quand ils sont dans un état correct. Dans le neuf, les tarifs au mètre carré grimpent jusqu’à 2.600 ou 2.700 euros mais, contrairement à certaines communes voisines, les projets de ce type sont un peu moins nombreux aujourd’hui à Jette. Patrick Balcaen constate aussi que la plupart des appartements sont acquis par des propriétaires occupants, le plus souvent des familles avec un ou deux enfants et dont les parents sont âgés entre 35 et 45 ans. « Il y a peu d’investisseurs qui placent leur argent dans un seul studio ou habitation comme cela peut se faire dans d’autres endroits de Bruxelles – des quartiers étudiants par exemple. A Jette, la tendance est plutôt à l’investissement dans des maisons de rapport. Elles ne sont pas nombreuses sur le marché et partent donc très vite, à condition bien sûr que leur division soit officielle. »

Outre ces quelques immeubles de rapport, la commune de Jette compte aussi des maisons unifamiliales qui attirent principalement les familles. Celles-ci se tournent essentiellement vers les biens d’au moins trois chambres et qui possèdent une plus-value par rapport aux appartements comme un jardin et/ou un garage. Leurs prix oscillent généralement entre 280.000 euros et 370.000 euros, même si les tarifs moins élevés se font de plus en plus rares.

Les locations, quant à elles, s’alignent sur le marché des ventes avec une préférence pour les appartements deux chambres. Ceux-ci se louent en moyenne autour de 700 à 800 euros hors charge selon leurs qualités. «  Les maisons sont beaucoup plus rares ; si l’on en a trois ou quatre en même temps en location, c’est exceptionnel, constate Patrick Balcaen. Par contre, le nouveau bail de colocation a vraiment eu un impact positif dans la commune et a permis la création de nouvelles cohabitations. C’est tout bénéfice pour les colocataires mais aussi pour les propriétaires de maisons unifamiliales, car ils peuvent désormais louer leur bien un peu plus cher. »

Hormis une éventuelle augmentation des taux d’emprunt, rien ne semble pouvoir mettre à mal la bonne santé du marché immobilier à Jette ces prochaines années. Les tarifs continuent en effet à connaître une petite hausse et les transactions vont bon train, à condition toutefois que les prix restent ceux du marché. « Ici comme ailleurs, les acheteurs sont beaucoup plus informés qu’avant et ne sont pas dupes, précise Patrick Balcaen. Il n’est donc pas question de gonfler artificiellement le prix d’un bien car celui-ci risque fort de rester sans acquéreur.  »

A Jette, le cadre de vie attire les familles et propriétaires occupants

Une commune populaire dans tous les sens du terme.

Temps de lecture: 3 min

Voir le vigile d’un supermarché saluer une habitante de Jette est chose commune. Guy Dubaere, notaire depuis 33 ans, dit de cet endroit qu’il connaît bien, que tout le monde s’y connaît ; c’est un peu comme une grande famille. Généralement, les propriétaires font d’ailleurs le choix d’habiter leur bien, même si les rendements ont aussi de quoi intéresser les investisseurs.

Le bien qui y est le plus recherché reste l’indétrônable « appartement deux chambres ». Heureusement, ils sont nombreux à Jette – tout comme les une chambre. Par contre, beaucoup plus rares sont les appartements trois chambres et c’est tant mieux car la demande pour ce type de bien ne suit pas toujours. Les maisons de rapport, elles, sont très recherchées et se vendent en un claquement de doigts. Comme c’est le cas pour ses voisines, la commune observe deux marchés : le haut et le bas. Plus on se rapproche de Molenbeek et de Koekelberg, plus les prix sont abordables. Globalement, c’est un marché qui se porte bien, notamment pour le notaire dont l’activité connaît une évolution de 3 à 4 % chaque année.

Le besoin en logements est très important à Jette. Selon Guy Dubaere, « il y a très peu d’espaces vides » et pourtant les projets immobiliers fleurissent de toutes parts. Le notaire parle d’expérience : « J e ne connais plus qu’un ou deux terrains vides sur toute la commune de Jette et ce ne sont pas des parcelles sur lesquelles il est très intéressant de construire – entre deux maisons par exemple. Les seules constructions neuves fleurissent sur des terrains où on abat des immeubles de bureaux ou des sites pour reconstruire entièrement à neuf et créer du logement. »

Une responsabilité communale

La bonne gestion de la zone est assurée par la commune elle-même, à qui ses habitants doivent un cadre de vie agréable répondant à leurs besoins. Des travaux d’aménagement participent à l’évolution de la commune, précise le notaire : « La place de Jette a été entièrement refaite. Tout a été remis à neuf. Il y a une toute nouvelle place centrale. Il y a quelques mois, le Roi en a assuré l’ouverture officielle. Ça a contribué à recentrer la ville sur la place du Miroir. C’est une petite ville dans la ville, on a tout ici. Les travaux ont un impact positif direct sur les habitations autour de la place, mais aussi au nord parce que l’accès a été facilité grâce à une nouvelle ligne de tram. »

Jette peut se targuer d’afficher beaucoup d’arguments de vente, mais l’un d’eux attire en particulier les familles grâce à une offre supplantant celle des communes bruxelloises. « Peu de gens le savent, mais la commune de Jette est la commune la plus verte des 19 communes de Bruxelles. La zone compte sept à huit parcs, ils sont fort prisés. La commune a fait énormément d’efforts sur la question de leur entretien. Quand vous regardez la carte de Jette, vous voyez que c’est très vert et ces espaces sont très importants. Ça attire évidemment les familles avec enfants », renchérit Guy Dubaere.

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