Travailleurs non déclarés dans le Hainaut: Google veut régler le problème le plus rapidement possible

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Plusieurs réactions ont fusé après la révélation de très nombreux cas d’infractions sociales sur un chantier de construction sur le site de Google à Baudour, où 322 travailleurs étrangers étaient illégaux. Le géant américain de l’internet entend ainsi régler ce problème le plus rapidement possible. Le secrétaire d’État en charge de la Fraude sociale Philippe De Backer a, lui, rappelé son opposition au dumping social.

« Nous avons demandé à ISG, notre principal entrepreneur en construction, responsable de tous les travailleurs sur le site, de coopérer pleinement avec les services d’inspection sociale et de résoudre tout problème le plus rapidement possible », a indiqué Frederik Van de Meulebroucke, porte-parole de Google. Selon lui, l’entreprise a mis en place un code de conduite clair pour ses fournisseurs, qui sont contractuellement tenus de respecter toutes les lois et réglementations locales en vigueur. « Il est important pour nous que cette affaire soit réglée. »

Du côté du cabinet du secrétaire d’État en charge de la Fraude sociale Philippe De Backer (Open Vld), on se réjouit de la collaboration renforcée avec le pouvoir judiciaire, en insistant sur le fait que les contrôles dans l’industrie de la construction restent la priorité des services d’inspection sociale.

> Hainaut : 227 travailleurs non déclarés découverts sur un chantier Google

Condamnations de toutes parts

« Nous n’acceptons pas le dumping social », a indiqué Lotte Van der Stockt, porte-parole de Philippe De Backer. « Nous avons intensifié ces contrôles. Nous avons également renforcé la coopération avec le pouvoir judiciaire, ce qui implique que les grands dossiers de dumping social sont mieux contrôlés. »

Enfin, la Confédération Construction a, quant à elle, une nouvelle fois « condamné, fermement et de longue date, les pratiques de dumping social, les situations abusives de détachement de travailleurs et le recours aux faux indépendants ». Selon son porte-parole Sven Nouten, « il va de soi que de telles pratiques, outre leur caractère illégal, mènent à une concurrence totalement déloyale envers les entreprises de construction belges qui respectent toutes les règles ».

La Confédération a toujours insisté sur la responsabilité du donneur d’ordres qui doit vérifier que l’offre de prix qu’il reçoit est conforme au marché et qu’elle permet d’éviter tout risque de dumping et de fraude, rappelle-t-il. L’organisme se réjouit, par ailleurs, « des contrôles ciblés menés par l’inspection sociale, dont seule l’intensification peut permettre d’aboutir à de bons résultats dans la lutte contre les pratiques de dumping et de fraude sociale ».

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