Crise gouvernementale: la N-VA quitte le conseil des ministres après une demi-heure

Les ministres N-VA ont quitté le conseil des ministres extraordinaire de samedi soir vers 20h30. Ils étaient arrivés une demi-heure plus tôt au cabinet du Premier ministre pour entendre la proposition que devait formuler Charles Michel à propos du pacte migratoire des Nations Unies.

Les nationalistes flamands tiendront une conférence de presse au siège du parti, rue Royale 47 à Bruxelles, à 21h.

Juste avant que le conseil ne démarre, le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, déclarait que «  la chance que le gouvernement fédéral parvienne à un compromis sur le pacte migratoire est très faible ».

Le gouvernement s’est réuni depuis 20h au 16 rue de la Loi, pour parler du pacte migratoire. Les partenaires doivent s’accorder sur la position belge dans ce dossier qui menace d’emporter la majorité suédoise.

Soutenus par une large majorité parlementaire, le MR, le CD&V et l’Open Vld veulent approuver le Pacte dont l’adoption aura lieu à Marrakech les 10 et 11 décembre. Le Premier ministre, Charles Michel, s’y est engagé le 27 septembre à la tribune des Nations Unies au terme d’un processus décisionnel classique qui a rassemblé les administrations et cabinets ministériels concernés.

La N-VA s’y oppose. Elle n’a pas émis d’objections avant le 27 septembre. Ses ministres ont même marqué leur accord sur la position belge, très favorable, arrêtée le 12 septembre. Mais entre-temps, une série de pays européens ont annoncé qu’ils ne soutiendraient pas le Pacte, dont l’Autriche du chancelier conservateur Sebastian Kurz. Les nationalistes ont revu leur jugement : bien que le texte soit non contraignant et affirme la souveraineté des Etats, ils craignent que ses dispositions ne lient à l’avenir la Belgique parce que des juges s’en serviraient pour contrer la politique du gouvernement.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Pacte migratoire|Lois et règlements|Belgique|Marrakech|Nations Unies
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