Crise gouvernementale: la N-VA annonce qu’elle quittera le gouvernement si Charles Michel va à Marrakech

Les ministres N-VA ont quitté le conseil des ministres extraordinaire de samedi soir vers 20h30. Ils étaient arrivés une demi-heure plus tôt au cabinet du Premier ministre pour entendre la proposition que devait formuler Charles Michel à propos du pacte migratoire des Nations Unies.

Les nationalistes flamands ont tenu une conférence de presse au siège du parti, rue Royale 47 à Bruxelles.

Menace de faire tomber le gouvernement ?

Si Charles Michel persiste à vouloir partir ce dimanche à Marrakech pour approuver le pacte migratoire, «  il atterrira en étant le Premier ministre de la coalition de Marrakech », a indiqué samedi le président de la N-VA Bart De Wever, répétant qu’il n’y avait pas de consensus sur cette question au sein de l’exécutif.

Il indique par là qu’une telle hypothèse se ferait avec un gouvernement sans la N-VA. Pour autant, il se refuse à dire que les nationalistes démissionnent du gouvernement. Si Charles Michel va à Marrakech, « il nous laisse de facto hors du gouvernement », a poursuivi M. De Wever. Pour autant, il se refuse à dire que les nationalistes démissionnent du gouvernement.

Bart De Wever a déclaré que la N-VA quitterait le gouvernement si Charles Michel part à Marrakech. « Si on persiste dans cette décision, et je reste encore dans l’espoir qu’on va aller vers l’abstention (du vote du pacte), mais si on persiste dans l’erreur, ça aura des conséquences », a-t-il expliqué

Pour le président de la N-VA, Charles Michel a tout tenté jeudi pour sauver la coalition mais les autres partenaires, CD&V et Open Vld lui ont «  ri au nez ». A cela s’est ajouté un large soutien parlementaire.

Pour résumer donc, le gouvernement tombera au décollage de l’avion de Charles Michel pour Marrakech. Le Premier ministre a confirmé qu’il partirait.

Le président de la N-VA conclut en disant que son parti n’est pas contre les migrants mais contre « le chaos migratoire européen ».

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Pacte migratoire|Chef de l'État|Bart De Wever
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