Fusillade à Strasbourg: «On nous a demandé d’évacuer, un tireur venait de lâcher des coups de feu»

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Une fusillade a fait quatre morts et une dizaine de blessés mardi soir sur le marché de Noël de Strasbourg, les forces de l’ordre étant à la recherche du tireur en fuite, « identifié » par les autorités qui ont ouvert une enquête antiterroriste.

«  Nous étions avec nos enfants au Marché de Noël quand ça s’est passé. On y va une fois par an et on s’était dit que comme ils étaient en congé mercredi, c’était l’occasion », relate un Belge installé à Strasbourg depuis plusieurs années et qui, secoué par les événements mardi soir, préférait garder l’anonymat. « A un moment donné, les forces de l’ordre nous ont demandé d’évacuer. Il y a eu un mouvement de foule mais pas de panique. Une dame nous a dit qu’un tireur avait lâché quelques coups de feu. Après, on nous a demandé de sortir du périmètre de sécurité. Les personnes qui se trouvaient à l’intérieur des bars, elles, sont restées cloîtrées  ».

Pour notre interlocuteur qui travaille dans le centre de Strasbourg, les mesures de sécurité mises en place en vue du marché de Noël n’étaient pas moins importantes que les années précédentes. « Depuis trois ou quatre ans, on voit en permanence des combis de flics, des fourgons dans le centre-ville. A chaque Marché de Noël, il y a toujours des services de sécurité qui procèdent à la fouille des sacs même s’ils le font peut-être de façon moins zélée qu’avant  ».

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« Ce n’était pas une plaisanterie »

«  On a très vite compris que ce n’était pas une plaisanterie  », raconte un témoin, à BFMTV.

D’autres témoins ont indiqué à l’AFP avoir entendu plusieurs coups de feu aux alentours de 20 heures. La foule qui se pressait dans les rues les a quittées précipitamment.

«  On a entendu plusieurs coups de feu, trois peut-être, et on a vu plusieurs personnes courir. L’une d’elle est tombée, je ne sais pas si c’est parce qu’elle a trébuché ou parce qu’elle a été touchée. Les gens du bar ont crié ‘ferme, ferme’et le bar a été fermé  », a raconté un témoin joint par l’AFP et confiné dans son appartement.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Bars et boîtes de nuit|Mesures de sécurité|Strasbourg
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