Accueil Monde France

Attaque à Strasbourg: la chronologie des évenements

Le principal suspect est toujours en fuite, plusieurs de ses proches ont été placés en garde à vue.

Temps de lecture: 3 min

Mardi soir vers 20h, Chérif C., un Strasbourgeois de 29 ans, ouvre le feu en plusieurs endroits du coeur historique de la métropole alsacienne, où se massent de nombreux touristes venus au Marché de Noël, faisant 2 morts, un blessé en état de mort cérébrale et 12 autres blessés.

Tentative d’interpellation au matin

Une opération des gendarmes, assistés d’agents de la DGSI, a lieu à son domicile dans le quartier des Poteries, à l’ouest de la ville. Les enquêteurs sont sur la piste de cet individu, fiché S et connu pour des faits de droit commun, soupçonné d’être l’instigateur d’une tentative d’assassinat en août 2018 dans le cadre d’un vol qui aurait mal tourné.

Les enquêteurs ne trouvent pas sa trace, mais découvrent un important arsenal: une grenade défensive, une arme 22 Long Rifle chargée, des munitions et 4 couteaux.

>Fusillade à Strasbourg: ce que l’on sait de l’assaillant

Terreur au marché de Noël

Comme chaque début de soirée de décembre à Strasbourg, les allées du Marché de Noël, dédale de quelque 300 chalets de bois qui vendent vin chaud et produits locaux dans le coeur de la ville, sont bondées.

Vers 19H50, Chérif C. ouvre le feu sur des passants avec un pistolet automatique rue des Orfèvres, artère commerçante située à quelques dizaines de mètres de l’imposante cathédrale de Strasbourg.

Il évolue rapidement dans ce quartier piétonnisé de l’hypercentre, empruntant successivement plusieurs rues et ruelles (rue des Grandes Arcades, rue du Saumon, rue de la Chandelle, rue Sainte-Hélène et rue du Pont Saint-Martin).

Tout au long de son parcours, il tire avec son arme de poing et utilise un couteau pour blesser et donner la mort. De nombreuses personnes évacuent le centre-ville à la hâte, tandis que des témoins entendent l’assaillant crier «Allah Akbar».

Sur son chemin, il croise quatre militaires de l’opération Sentinelle, alertés par les tirs. L’homme fait feu dans leur direction, la patrouille riposte et le blesse au bras, mais il parvient à s’échapper.

Chérif C. s’engouffre dans un taxi et quitte la «Grande-Ile» (le centre historique) peu après 20H00.

A 13H00 mercredi, un bilan faisait état de 2 morts, une personne en état de mort cérébrale et 12 blessés dont plusieurs en urgence absolue.

> Fusillade de Strasbourg: le cafouillage des autorités concernant le nombre de morts

La fuite

Selon le récit d’une source proche du dossier, Chérif C. a été déposé en taxi dans le secteur de la rue de Belfort, dans le quartier du Neudorf, au sud de la ville.

Entendu comme témoin, le chauffeur de taxi a indiqué que l’homme lui avait demandé de le conduire dans ce quartier, sans donner d’adresse précise. L’individu, pour justifier ses blessures, a évoqué son passage à l’acte auprès du chauffeur.

Aux alentours de 20H20, il est aperçu marchant dans la rue de Saint-Dié, toujours dans le quartier de Neudorf. Il y rencontre des policiers qui lui intiment l’ordre de s’arrêter.

Cherif C. tire dans leur direction et prend de nouveau la fuite. Mais des policiers retrouvent sa trace et les échanges de tirs reprennent. Encore une fois, il réussit à échapper aux forces de l’ordre et s’évanouit dans la nature.

>Nos dernières informations en direct  :

(Sur mobile)

La traque

Un hélicoptère survole la zone jusque tard dans la nuit, sans succès. Les nombreux enquêteurs mis sur sa piste réalisent plusieurs perquisitions dans les lieux qu’il fréquente, notamment dans le quartier des Poteries, à l’ouest de la ville, où il vivait seul.

Quatre proches de Chérif C. étaient toujours en garde à vue à la mi-journée mercredi.

Plus de 600 membres des forces de sécurité sont aux trousses de l’assaillant, avec l’aide des équipes d’élite de la police et de la gendarmerie, ainsi que des éléments de l’opération Sentinelle. Deux équipes du GIGN sont également mobilisées.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

4 Commentaires

Aussi en France

France: nouvelle condamnation pour Claude Guéant

Déjà incarcéré du fait d’une précédente condamnation, l’ancien ministre de l’Intérieur et secrétaire général de l’Elysée s’est vu infliger vendredi un an de prison dont huit mois ferme, dans l’affaire des sondages de l’Élysée sous Nicolas Sarkozy. Une sanction dont il va faire appel.

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs