Tom Boon après la qualification des Red Lions en finale: «Cela fait trop longtemps que cette médaille d’or nous passe sous le nez»

Edition numérique des abonnés
AFP

Quelle nouvelle prestation étincelante de ces Red Lions qui ne cessent d’épater les observateurs. Un très solide 6-0 en demi-finale de Coupe du monde face aux robustes Anglais qui n’ont quasi-pas eu voix au chapitre durant 60 minutes. La Belgique a, une fois de plus, réalisé un match plein et appliqué pour s’offrir la toute première finale de Coupe du monde de son histoire. Pour Tom Boon, une nouvelle fois buteur dans cette rencontre, c’est à nouveau l’esprit exceptionnel et le caractère de cette équipe qui a fait la différence dans cette rencontre.

Tom, tout était quasi parfait lors de ce duel face à l’Angleterre ?

« Notre plus grosse force, c’est notre défense. Et c’est tout le monde qui construit et solidifie ce bloc défensif jusqu’aux attaquants. Aujourd’hui, c’est également notre caractère qui a été très grand. Se relever d’une nuit pareille après une telle annonce, c’était extrêmement difficile. Mais quand on voit la force mentale de Simon, on se devait de montrer autant de caractère que lui sur le terrain. On s’est battu pour Pierre, son papa, et c’était extrêmement beau. »

A la mi-temps, Vincent Vanasch n’avait pas encore dû effectuer la moindre intervention ?

« Durant le premier quart, nous avons fait ce que nous voulions. Ensuite, nous avons respecté, à la lettre, le plan que nous nous étions fixé. Ils n’ont quasi rien obtenu et nous, nous avons pu nous offrir toute une série d’occasions. Ensuite, nous avons contrôlé et accéléré quand nous le devions. »

On a l’impression qu’il ne peut rien arriver à cette équipe dans le tournoi.

« Nous aurions tort de penser cela. La finale de demain n’aura rien à voir avec cette rencontre face à l’Angleterre. En demi-finale, nous avons fait simplement ce qu’il fallait faire, à savoir gagner avec la manière sans se mettre sous pression. Nous avons juste démontré que nous étions une très grande équipe. Demain, nous repartirons de zéro. Il faudra bien analyser notre adversaire mais aussi respecter la structure et défendre comme nous le faisons depuis 3 ou 4 matchs. Et puis, quand nous aurons des espaces, nous savons que nous pouvons nous montrer très percutants devant le but adverse. »

Le penalty a été impérial lors de ce match après avoir été sous le feu de la critique.

« Il a été grandiose. Nous avons réalisé un 3 sur 3 lors d’une demi-finale de Coupe du monde. C’est magnifique. Alex Hendrickx envoie des bombes pour le moment. Nous passons beaucoup de temps à analyser et à travailler cet aspect du jeu. Il n’y a plus de pression. Je suis content de ne plus devoir tirer les p.c. ou exceptionnellement quand Alex n’est pas sur le terrain. On fait tout en fonction de l’équipe. On laisse notre ego de côté. Même quand on se retrouve seul devant un but vide, on veut encore faire la passe à un coéquipier. On se construit, tous ensemble, de merveilleux souvenirs. »

Cette équipe semble encore totalement affamée.

« Cela fait trop longtemps que cette médaille d’or nous passe sous le nez. Nous avons une nouvelle chance demain. J’espère que nous avons tiré des leçons de nos erreurs passées. Je ne veux juste pas de regrets après cette finale. Je veux juste réaliser un match plein. Et si par miracle, ils sont meilleurs que nous, alors je serai le premier à les féliciter. Mais il faudra juste proposer une prestation complète. Et si nous y parvenons, nous aurons alors toutes nos chances. »

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. «
Je pars avec un pincement au cœur, un gros pincement, vous vous en doutez…
»

    Benoît Lutgen au «Soir»: «Je quitte la présidence du CDH»

  2. Partisans et adversaires du Brexit mêlés devant le Parlement, sous la statue de Winston Chrchill, peu avant le vote
: un moment historique...

    Le Brexit plus que jamais dans l’impasse

  3. La proclamation officielle du résultat de l’élection présidentielle n’a pas entamé la détermination des partisans de Martin Fayulu - ici, lors d’une manifestation à Kinshasa, vendredi dernier.

    RD Congo: des fuites révèlent la victoire de Martin Fayulu

Chroniques
  • Le changement, l'obsession des slogans politiques

    Les élections approchent, ce qui veut dire qu’en tant qu’électeur, on peut s’attendre à deux attitudes fondamentales des partis politiques, exprimant les deux proto-positions politiques : soit ils donneront l’espoir de réaliser un changement, soit ils inspireront la confiance dans la poursuite de leur politique. Le premier sentiment se traduit dans un slogan tel que «  Avec cet homme tout va changer  » ; le deuxième dans le slogan «  Pas de revirement  ». La position de chaque parti politique peut être réduite à une variation sur un de ces deux slogans. C’est aussi la conclusion d’un petit bouquin, Vijftig jaar stemmenmakerij : 17 verkiezingscampagnes 1946-1995  » (50 ans de scrutins : 17 campagnes électorales entre 1946 et 1995) de feu Hugo De Ridder, journaliste politique au Standaard.

    «  Pas de revirement  » était le slogan du Premier...

    Lire la suite

  • Par Colette Braeckman

    RD Congo: valider la tromperie ou la démocratie

    La lenteur avec laquelle la Commission électorale indépendante avait « délibéré » avant de communiquer le résultat des élections présidentielles avait déjà de quoi inquiéter. Et l’on pouvait soupçonner que le « match nul » donnant la victoire à un « troisième homme », Félix Tshisekedi, résultait moins d’un simple comptage des voix que d’une arithmétique beaucoup plus politique…

    Mais aujourd’...

    Lire la suite