Elections anticipées: les politiques accusent la N-VA de «mener une guerre» et d’avoir «tout orchestré»

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Les propos tenus dans la presse de samedi par plusieurs ténors de la N-VA appelant plus ou moins explicitement à la tenue d’élections législatives anticipées ou posant leurs conditions pour accorder la confiance du parti nationaliste au gouvernement minoritaire « orange bleue » du Premier ministre Charles Michel ont provoqué des réactions de toutes parts.

«  La lecture des interviews @de_NVA me laisse penser que manifestement elle avait tout orchestré pour faire chuter le #begov et provoquer des élections anticipées avec le @PS », avait indiqué vendredi soir le président du MR, Olivier Chastel, sur Twitter.

► Olivier Chastel : « La N-VA avait tout orchestré pour faire chuter le gouvernement »

Même son de cloche chez le vice-Premier ministre Open Vld Alexander De Croo, qui a affirmé que c’était à la N-VA de montrer qu’elle a l’intention de poursuivre et parachever le travail des quatre dernières années. «  Sinon, ils choisissent des élections. Celui qui en sera le plus content, c’est Elio Di Rupo (le président du PS, ndlr) », a-t-il déclaré en appelant les nationalistes à cesser cette «  joute verbale ».

Le message du président de la N-VA, Bart De Wever, et de l’ancien vice-Premier ministre Jan Jambon, est de dire que si le Premier ministre veut obtenir leur soutien pour son gouvernement désormais minoritaire, il faudra bien qu’il se plie aux souhaits des nationalistes. Jan Jambon a même utilisé le terme de «  marionnette ».

Le député Kristof Calvo (Groen) a lui aussi dénoncé l’attitude de la N-VA. «  Vouloir si ouvertement humilier et détruire vos adversaires, ce n’est plus de la politique, mais plutôt mener une guerre », a-t-il affirmé samedi sur Twitter.

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