Coupe du monde de hockey: la copie parfaite des Red Lions

Coupe du monde de hockey: la copie parfaite des Red Lions
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Les protégés de Shane McLeod ont une fois de plus remis une copie parfaite à l’issue de cette demi-finale de la Coupe du monde. Une troisième en autant de sortie depuis la fin de la phase de poule. Après le festival face au Pakistan en match croisé, puis la démonstration devant l’Allemagne, ils ont proposé une prestation irréprochable pour s’offrir leur première finale mondiale. Il s’agira déjà de la troisième finale consécutive dans un tournoi majeur pour cette équipe après celle du Championnat d’Europe, à Amsterdam, l’été dernier, et celle des Jeux de Rio, en 2016. Et si lors de ces derniers rendez-vous, les Red Lions sont, à chaque fois, repartis avec l’argent, cette fois-ci, ce groupe ne veut et ne peut s’en contenter. L’équipe a franchi de nouveaux paliers importants au cours de cette dernière semaine. Elle semble, aujourd’hui, intouchable même si, en sport, il peut se passer, évidemment, énormément de choses en 60 minutes.

Face à l’Angleterre, les Belges ont littéralement surclassé leur adversaire qui n’a eu que très peu voix au chapitre. Supérieurs dans tous les domaines, ils ont impressionné, une fois de plus, par leur gestion de la structure, leur maîtrise des moments clés, leur caractère et leur efficacité. Après avoir appris dans le courant de la nuit le décès du papa de Simon Gougnard, l’ensemble du groupe voulait absolument se montrer à la hauteur du courage affiché par le milieu de terrain lors de ce match. « Notre plus grande force, c’est notre bloc défensif, expliquait Tom Boon, très ému. Et c’est chacun d’entre nous qui construit et solidifie ce bloc, de notre gardien aux attaquants. Lors de cette demi-finale, nous avons affiché une mentalité énorme. Se relever d’une nuit pareille, après une telle annonce, c’était extrêmement difficile. Mais quand on voit la force mentale de Simon, nous nous devions de montrer autant de caractère que lui sur le terrain. »

Une fois de plus, les joueurs ont donc respecté le plan à la lettre. Mais ce dimanche, en finale, face aux Pays-Bas, il ne faudra rien lâcher. Et être, encore, et toujours meilleur. Mais les joueurs belges sont encore affamés comme le confirme l’attaquant, Cédric Charlier. « Ce sera le match le plus important mais aussi le plus difficile de notre vie. Mais nous sommes prêts pour ce rendez-vous. Nous avons travaillé tellement dur pour nous retrouver en finale de ce tournoi. Je ne vais pas le cacher, cela n’a pas été évident à certains moments, au début de la compétition. Nous avons entendu certaines critiques, comme quoi nous avions l’air fatigués, que nous n’avions pas l’air de nous amuser. Mais nous essayions juste de mettre notre jeu en place pour cette dernière semaine. J’ai 31 ans et je n’ai jamais pris autant de plaisir sur un terrain. Nous formons une véritable bande de potes sur le terrain et nous allons tout mettre en œuvre pour aller chercher, enfin, cette médaille d’or… »

Les Pays-Bas se dresseront sur la route des Lions

La seconde demi-finale a été épique. Passionnante d’un bout à l’autre et, tout au bout du suspense, ce sont les Néerlandais qui ont fini par émerger lors de la terrible séance des Shoot-outs. Présentés comme l’un des grands favoris à la victoire finale, les Oranjes pensaient avoir accompli le plus difficile en menant par deux buts d’avance dans cette rencontre. Mais les doubles champions du monde ne lâchaient rien. Ils refaisaient leur retard et égalisaient, au panache, à quelques secondes de la fin du temps réglementaire. Lors de cet exercice périlleux, les deux équipes restaient au coude à coude mais Pirmin Blaak, le gardien batave, offrait finalement la qualification pour la finale à ses couleurs. Ce dimanche, le Kalinga Stadium (14.000 places) sera plein à craquer pour la revanche de la dernière finale du Championnat d’Europe. Ce derby des plats pays s’annonce explosif entre deux équipes qui proposent une structure défensive solide et un jeu collectif rapide et inspiré. Il reste donc 60 minutes aux Red Lions pour démontrer qu’ils sont bel et bien devenus, aujourd’hui, la meilleure équipe du monde.

 
 
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