Sur un selfie, Benalla brandit fièrement une arme: «C’était un pistolet à eau» (photo)

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Le 29 novembre dernier, l’ancien collaborateur de l’Élysée Alexandre Benalla a été de nouveau mis en examen pour des violences le 1er mai à Paris, quelques heures avant l’épisode de la Contrescarpe.

Durant cet interrogatoire, les juges d’instruction ont abordé un autre sujet : un selfie d’Alexandre Benalla armé qui remonte au 28 avril 2017. Celui qui est alors membre du service d’ordre de la campagne prend la pose au côté de deux hommes et d’une serveuse. Son pistolet est pointé vers le visage de la jeune femme, tout sourire.

Cette photo, révélée par Mediapart, a été prise lors de la campagne présidentielle d’En Marche ! Une période où l’ancien chargé de mission de l’Élysée n’était pas autorisé à porter une arme en dehors du QG du parti.

Les juges d’instruction qui l’ont réentendu le 29 novembre ont renoncé à ce stade à ordonner sa mise en examen pour «  détention non autorisée d’arme de catégorie B », comme ils l’envisageaient initialement, selon l’interrogatoire de l’ex-chargé de mission à l’Élysée dont a eu connaissance l’AFP.

« C’est simple et ridicule »

Plus de dix-huit mois après, Alexandre Benalla est dans le bureau de trois juges. Il évacue la polémique : «  C’est simple et ridicule » (…) «  un non-événement », balaie-t-il. Et pour cause : selon lui, l’arme exhibée était un pistolet à eau. «  Oui, ça peut paraître loufoque mais c’est la réalité ».

Lors de cette soirée de l’entre-deux tours de la présidentielle, l’ambiance est « festive » et le service d’ordre « en mode détente ». «  Le ton était à la rigolade. Un membre du service d’ordre qui avait un pistolet à eau et d’autres choses, s’est amusé avec », raconte-t-il.

Pour autant, il affirme n’avoir aucun «  souvenir de ce selfie-là », ni d’avoir eu l’objet en mains. «  Si ce selfie a été pris, je ne vois pas ce qu’il y a de mal », commente-t-il avant de lancer aux juges : «  Cela fait un peu ‘instruction paëlla’, tout ce qui me concerne est rassemblé ».

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Police et justice|Paris|Emmanuel Macron|Alexandre Benalla
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