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Gilets jaunes: et maintenant on fait les comptes

La montée en puissance du Rassemblement national, la dégringolade du mélenchonisme et l’essorage de la gauche sont une très mauvaise nouvelle pour la démocratie.

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Chroniqueur Temps de lecture: 3 min

Il y a trois semaines, partout où je passais, tout le monde se voulait «gilet jaune».

Le dernier week-end, au fil de mes pérégrinations, je n’ai rencontré que des anti-«gilets jaunes».

Il y a trois semaines, des journaux comme Le Figaro ou Le Monde avaient revêtu des gilets jaunes. Ce lundi, sur leurs sites internet, leurs lecteurs respectifs, pour des raisons d’ailleurs opposées, se déchaînent contre les « gilets jaunes ».

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8 Commentaires

  • Posté par poty francis, lundi 7 janvier 2019, 16:25

    bravo pour cette remarquable lucidité et oser le dire en plus !

  • Posté par Hennaux Jean, mardi 18 décembre 2018, 9:00

    Deux choses émergent : - en un le rassemblement d'individualistes méprisant les lois, les règles et , le fonctionnement de la société; - en deux l'obsolescence de fonctionnement des structures politiques de représentation et d'écoute des électeurs. En ce sens il y a urgence de changer les constitutions de nos 'pseudo-démocraties' et … de mieux les enseigner. A défaut cela pourrait devenir comme en Syrie.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 17 décembre 2018, 17:44

    Il faut prendre le temps de lire l'interview de Christiane Taubira dans le JDD. Celle-ci fustige les divisions de la gauche qui dans un état de faiblesse historique se paye le luxe invraisemblable de s'annoncer aux européennes en cinq listes différentes minimum (LFI, PCF, Générations, EELV, PS,...). Comme il en était question la semaine dernière à propos de l'allocution d'Emmanuel Macron, je répète que les Français ont élu Emmanuel Macron par défaut en 2017, il n'ont fait que très mollement (et c'est en effet un signe inquiétant) un barrage à une Marine Le Pen qui s'était montrée particulièrement agressive et incompétente lors du débat de second tour. Il faut donc revenir au premier tour pour découvrir en effet une France en colère, en proie à la tentation autoritaire dans les scores de Mélenchon et Le Pen surtout, dans les scores aussi dans une moindre mesure de Fillon et Hamon qui étaient deux versions bien trempées de leurs camps respectifs. Les Français veulent un Etat régulateur et protecteur. Au second tour, pour sauver la république du pire, ils ont voté Macron, mais celui-ci incarne l'exact contraire de leurs aspirations (il incarne au contraire l'ultralibéralisme et la dérégulation). Le PS et au-delà, la gauche doit se rassembler et définir sous quels contours il peut réinventer la gauche régulatrice, comme le disait Lionel Jospin en son temps, inventer le possible. Benoit Hamon avait réussi à enfin cerner l'endroit où le bas blesse, l'UE. Les Etats et même la France ne peuvent plus réguler dans leur coin sous peine d'être piégé dans une Union européenne qui n'a privilégié que la dérégulation et la concurrence. C'est donc là qu'il faut réinventer la régulation. Un article ce jour parle de l'assurance chômage européenne, c'est un bon exemple et au-delà, il faut une fiscalité européenne, un droit du travail, un droit social universel européen. Voilà où doivent se retrouver les différentes formations de la gauche française plutôt que de continuer leurs querelles stériles permanentes entre "plus à gauche" et "moins à gauche". Pendant ce temps en effet, seule Marine Le Pen parvient à incarner un projet régulateur, autoritaire et protecteur. La victoire possible de Marine Le Pen, la fusion hideuse entre les fins de mois difficiles et les racistes de tous poils opérée avec le mouvement gilets jaunes sont une alerte. S'il est encore temps, il est déjà moins une...

  • Posté par Rahier Pierre, jeudi 20 décembre 2018, 15:04

    Certes, il peut arriver qu'un bas blesse, mais c'est surtout le bât qui blesse. Sans rancune.

  • Posté par Rahier Pierre, jeudi 20 décembre 2018, 15:03

    Certes, il peut arriver qu'un bas blesse, mais c'est surtout le bât qui blesse. Sans rancune.

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