Crise gouvernementale: les libéraux ne croient plus guère au soutien de la N-VA sur le budget

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Durant le week-end, le Premier ministre a poursuivi ses contacts informels pour tenter d’obtenir des soutiens extérieurs à son gouvernement minoritaire « orange bleue ». Des contacts avec la N-VA essentiellement, dont Charles Michel espérait qu’elle soutienne le budget 2019 (qui doit être voté jeudi en séance plénière du parlement), puisque les nationalistes flamands l’ont déjà approuvé en gouvernement suédois et en commission.

Las pour lui, au terme de ces contacts, les libéraux ne croient manifestement plus que le parti de Bart De Wever approuvera le budget 2019. C’est ce qui ressort du bureau de parti tenu ce lundi matin. Les nationalistes posent en effet trop de conditions à leur soutien gouvernemental, notamment un soutien institutionnel : ils veulent ouvrir à révision le ou les articles de la constitution qui permettraient une nouvelle réforme de l’Etat sous la prochaine la législature. « Et cela, nous affirme un bleu, nous ne l’accepterons pas. » Et d’ajouter : « Notre sentiment est donc que la N-VA ne votera pas le budget. Elle s’engouffre désormais dans la brèche institutionnelle pour refaire du communautaire. Mais on ne va pas céder là-dessus. »

Or, c’était sur le budget que le MR espérait le plus obtenir l’appui de la N-VA. Jeudi est en effet considéré comme une journée cruciale. Ensuite, l’idée était de rechercher des soutiens chez les verts ou les humanistes sur d’autres dossiers, climatique notamment.

À présent, et sous réserve d’ultime rebondissement, ce sont donc les scénarios des affaires courantes ou des élections anticipées (prônées par la N-VA) qui semblent tenir la corde.

 
 
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