De Roover (N-VA) laisse entendre que la révision de la Constitution faisait partie des accords avec le MR

De Roover (N-VA) laisse entendre que la révision de la Constitution faisait partie des accords avec le MR

Affirmer que les conditions de la N-VA relèvent du chantage revient à quitter la trajectoire de la suédoise, a répliqué lundi le chef de groupe à la Chambre Peter De Roover aux propos du Premier ministre Charles Michel. Ces conditions sont dans la droite ligne de «l’héritage suédois», y compris celles qui ont trait à l’ouverture à révision de l’article 195, qui permet de réviser l’ensemble de la Constitution.

La N-VA dévoile ses exigences

«Le gouvernement suédois s’est arrêté mais nous avons toujours dit que nous souhaitions préserver l’héritage suédois», a dit Peter De Roover. «Si j’entends à présent qu’on parle de chantage, je constate que l’on met fin à l’héritage suédois et j’observe que ce gouvernement a décidé de prendre une nouvelle direction», a-t-il poursuivi.

«Si la N-VA avait émis des conditions hors de proportion, j’aurais encore pu comprendre», a-t-il dit. Mais, a ajouté Peter De Roover, le budget et la réalisation de l’accord de l’été, avec la dégressivité accrue des allocations de chômage, mais également l’article 195 de la Constitution à soumettre à révision, ne sont que «la concrétisation des accords».

Pour la N-VA, il n’y a plus trente-six possibilités. «Un gouvernement ne disposant plus que du soutien d’un tiers des parlementaires ne peut - j’espère - être une option, et la main suédoise est rejetée. Dès lors, soit émerge un gouvernement Michel III avec le soutien de la gauche et du PS, soit on jette l’éponge», a conclu Peter De Roover.

 
 
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