Démission du gouvernement Michel : «Nous sommes face à une tour qui s’effondre», dit l’UCM

Pierre-Frédéric Nyst, le patron de l’Union des classes moyennes © Belga
Pierre-Frédéric Nyst, le patron de l’Union des classes moyennes © Belga

Le patron de l’Union des classes moyennes (UCM), Pierre-Frédéric Nyst, se dit «très sérieusement préoccupé», alors que la démission du Premier ministre est en suspens. «Nous sommes face à une tour qui s’effondre», affirme-t-il dans un entretien accordé à La Libre Belgique mercredi.

Un gouvernement démissionnaire «c’est franchement embêtant», juge M. Nyst qui assure « qu’un certain nombre de dossiers, dont certains étaient pourtant mûrs politiquement, auraient dû aboutir prochainement».

En passant en douzièmes provisoires en l’absence de budget, «qui peut encore croire que ça n’aura pas d’impact sur certaines réformes, notamment sur le tax shift», poursuit le patron de l’UCM. Il dresse un bilan: «On n’a pas parlé de la réforme des pensions, qui va probablement tomber à l’eau. Sur la pénibilité dans le secteur privé, on n’est nulle part, il faut le dire. (...) On attendait aussi de pouvoir évaluer la réforme de l’impôt des sociétés, d’avancer sur la réforme de l’impôt des personnes physiques (IPP) pour améliorer le pouvoir d’achat de la population», déplore-t-il. «Le fait que le monde politique puisse être à l’arrêt, ce serait imbuvable», conclut-il encore.

«On nous demande de créer de l’emploi, de favoriser l’activité. En retour, on peut attendre du politique qu’il fasse sa part du job! Ici, sans capitaine véritable à bord, tout sera plus compliqué et plus lent», prévoit-il.

► Retrouvez une édition spéciale de votre journal ce mercredi en librairie, ou accédez aux analyses de la rédaction sur Le Soir+

Le direct sur votre mobile

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Crise gouvernementale|UCM
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. «
Je pars avec un pincement au cœur, un gros pincement, vous vous en doutez…
»

    Benoît Lutgen au «Soir»: «Je quitte la présidence du CDH»

  2. Partisans et adversaires du Brexit mêlés devant le Parlement, sous la statue de Winston Chrchill, peu avant le vote
: un moment historique...

    Le Brexit plus que jamais dans l’impasse

  3. La proclamation officielle du résultat de l’élection présidentielle n’a pas entamé la détermination des partisans de Martin Fayulu - ici, lors d’une manifestation à Kinshasa, vendredi dernier.

    RD Congo: des fuites révèlent la victoire de Martin Fayulu

Chroniques
  • Le changement, l'obsession des slogans politiques

    Les élections approchent, ce qui veut dire qu’en tant qu’électeur, on peut s’attendre à deux attitudes fondamentales des partis politiques, exprimant les deux proto-positions politiques : soit ils donneront l’espoir de réaliser un changement, soit ils inspireront la confiance dans la poursuite de leur politique. Le premier sentiment se traduit dans un slogan tel que «  Avec cet homme tout va changer  » ; le deuxième dans le slogan «  Pas de revirement  ». La position de chaque parti politique peut être réduite à une variation sur un de ces deux slogans. C’est aussi la conclusion d’un petit bouquin, Vijftig jaar stemmenmakerij : 17 verkiezingscampagnes 1946-1995  » (50 ans de scrutins : 17 campagnes électorales entre 1946 et 1995) de feu Hugo De Ridder, journaliste politique au Standaard.

    «  Pas de revirement  » était le slogan du Premier...

    Lire la suite

  • Par Colette Braeckman

    RD Congo: valider la tromperie ou la démocratie

    La lenteur avec laquelle la Commission électorale indépendante avait « délibéré » avant de communiquer le résultat des élections présidentielles avait déjà de quoi inquiéter. Et l’on pouvait soupçonner que le « match nul » donnant la victoire à un « troisième homme », Félix Tshisekedi, résultait moins d’un simple comptage des voix que d’une arithmétique beaucoup plus politique…

    Mais aujourd’...

    Lire la suite