Accueil Belgique Politique

En Flandre, seuls la N-VA et le Vlaams Belang veulent des élections anticipées

Les partis au pouvoir CD&V, Open VLD et MR n’en veulent pas. Dans l’opposition francophone, PS, Ecolo et Défi ne le souhaitent pas non plus.

Temps de lecture: 3 min

Le Roi Philippe a entamé ses consultations politiques. Il va rencontrer chaque président de parti. Mardi soir, Charles Michel lui a remis sa démission mais le Roi la tient en suspens.

« Peu de partis réclament des élections anticipées »

Plusieurs ministres fédéraux ont rejeté mercredi, avant le début du comité de concertation, le scénario des élections anticipées à la suite de la démission de Charles Michel. Le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) a notamment réitéré son soutien au Premier ministre et s’est étonné qu’un large consensus n’ait pas été trouvé au parlement mardi.

« Si j’ai bien entendu les présidents à la radio ce matin, peu de partis réclament des élections anticipées », remarque-t-il. « C’est d’autant plus surprenant qu’aucun large consensus n’ait été atteint mardi. »

► PS, Ecolo et Défi ne veulent pas d’élections anticipées

Le vice-Premier ministre Kris Peeters (CD&V) a ajouté qu’il ne s’agissait pas de « rendre le pays ingouvernable ». « Nous continuerons à travailler dur pour maintenir le pays sur les rails. »

« Pas l’intention de diviser le pays »

Le vice-Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) a lui aussi répété que les élections anticipées n’étaient pas à l’ordre du jour. « Je n’ai pas l’intention de diviser le pays. Nous ne devons pas nous lancer dans une fièvre électorale pendant huit mois. L’objectif de la N-VA est devenu clair ces derniers jours, en liant l’approbation du budget au vote d’un article de la Constitution qui mène au confédéralisme et à la division du pays. »

Le rôle « absurde » d’Ecolo

La ministre de l’Énergie Marie-Christine Marghem (MR) a par ailleurs pointé du doigt Ecolo, qu’elle accuse d’avoir joué un rôle « absurde » dans la démission de Charles Michel. «  C’est étonnant qu’Ecolo présente une motion de recommandations le matin comme soutien au gouvernement et vienne l’après-midi avec une motion de méfiance. C’est spécial, pour ne pas dire totalement absurde. »

À l’entrée du comité de concertation, seul le ministre-président flamand Geert Bourgeois (N-VA) a plaidé pour un scrutin anticipé. L’ex- secrétaire à la migration, Theo Francken estime, lui de son côté, que la N-VA a bien travaillé avec Charles Michel mais que ce dernier a récolté ce qu’il a semé.

En Flandre, donc, seules la N-VA et le Vlaams Belang souhaitent des élections anticipées.

► Retrouvez une édition spéciale de votre journal ce mercredi en librairie, ou accédez aux analyses de la rédaction sur Le Soir+

Le direct sur mobile

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

5 Commentaires

  • Posté par Deckers Björn, mercredi 19 décembre 2018, 13:09

    Il n'y a pas et c'est fort heureux de majorité pour dissoudre la Chambre, il y a même un très nette majorité pour maintenir les affaires courantes. Il n'y a pas photo, les deux partis qui veulent la dissolution sont le NVA et le VB à présent rassemblés sans faux semblants, et ces partis veulent la crise et le chaos. Très clairement, la majorité PS-SP-MR-VLD-CD&V-CDH-Groen-Ecolo-DEFI-PTB-PVDA peut rejeter la dissolution et dès lors laisser Charles Michel opérer en affaires courantes. Petite note au VLD, l'orange bleue, c'est maintenant clair pour ceux qui ne savent pas compter (52 sièges sur 150, ça ne fait pas une majorité) est minoritaire. Tous dossiers sur la table de Charles Michel requière désormais un appui de l'opposition, et vu que la NVA a choisi la campagne plutôt que les responsabilités, il faudra bien tenir compte du PS. Il ne reste plus beaucoup de partis responsables en Belgique, ll serait bon que ceux-ci réapprennent à travailler ensemble et le plus vite sera le mieux.

  • Posté par Lilien Raymond, mercredi 19 décembre 2018, 12:43

    D'accord, en Flandre(s), il n'y a que la NVA et le Vlaams Belang qui veulent des élections anticipées. D'accord aussi, aucun parti francophone n'en veut. Mais combien y a-t-il d'électeurs (de toute origine linguistique) qui souhaitent que ce cirque flou et fou continue de tourner ?

  • Posté par Deckers Björn, mercredi 19 décembre 2018, 13:13

    Le cirque serait encore plus lamentable en cas d'élections anticipées. Non seulement on nous convoquerait deux fois en quatre mois et les législatives auraient lieues tous les cinq ans trois mois avant les régionales. Entre le 10/02 prochain (date retenue dans les bruits de couloirs) et le 26 mai, personne n'arrivera à former un gouvernement fédéral. Il est même très sérieusement à craindre qu'on ne puisse même pas réunir les partis constituant de la futur majorité fédérale autour d'une table, tétanisés à l'idée de choisir les partenaires avant les régionales. Bref, le chaos serait encore pire. Il faut privilégier les affaires courantes. Charles Michel et sa tipartite peuvent encore faire bien des choses si ils acceptent d'ouvrir la discussion aux partis de l'opposition, tant sur le pouvoir d'achat que sur le climat. Les dossiers urgents peuvent encore trouver des débuts de réponse sous cette législature. En Belgique, on sait bien qu'affaires courantes ne signifie pas immobilisme.

Plus de commentaires

Aussi en Politique

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs